Objets connectés : peut-on se fier aux compteurs de calories ? share
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Objets connectés : peut-on se fier aux compteurs de calories ?

4 juin 2014

Mieux réguler son alimentation et ses efforts physiques pour avoir un corps sain est l’une des grandes promesses des objets connectés. En l’état actuel de la technologie, The Verge soulève pourtant quelques réserves quant aux applications et gadgets qui mesurent nos activités nutritionnelles et sportives.

Pour la nutritionniste Marion Nestle, il y aurait une sous-estimation générale de 30% du nombre total de calories contenues dans les aliments. La raison ? Le chiffrage des calories consommées et brûlées ne serait pas fiable car… il n’existe en fait pas de norme scientifique rigoureuse en la matière. Cela n’empêche pas une ribambelle d’applications et gadgets de voir le jour, quand la démarche de quantification alimentaire serait, selon l’article de The Verge, « enjolivée par les technologies [mais] intrinsèquement vouée à l’échec ».

De mystérieuses méthodes de calculs

Alors que la quantité de calories apportée peut varier selon la façon dont chaque aliment est préparé, consommé ou digéré, certaines applications proposent de les estimer « à vue d’œil » à partir de simples photos des plats. D’autres encore entendent combiner capteurs de tension, d’hydratation et de taux de glucose avec un accéléromètre (le tout intégré à un bracelet connecté) pour mesurer les calories ingérées puis brûlées. Car l’autre volet de ces applications, c’est d’aider à faire disparaître le surplus consommé grâce à la mesure de l’énergie dépensée. Et en la matière, la fiabilité n’est pas, non plus, au rendez-vous, affirme The Verge.


« La plupart des podomètres n’arrivent déjà pas à compter exactement le nombre de pas effectués en un jour, alors n’imaginez même pas calculer le taux exact d’énergie dépensée ! »

Un test récent de Quartz Magazine avait ainsi révélé un écart de plus de 500 calories pour une même journée d’activité en fonction des différents capteurs présents sur le marché. Problème : la variabilité et la fiabilité relative des résultats peut conduire les usagers à des comportements dangereux pour leur santé : surestimer les efforts à faire et se livrer à des régimes excessifs, ou bien sous évaluer l’impact d’une alimentation déséquilibrée.

En l’absence de services fiables, que faire alors ? Pour la nutritionniste Marion Nestle, la meilleure option reste encore de s’acheter une bonne vieille balance et de se peser, ajustant en fonction du poids constaté la quantité de nourriture à ingérer et les efforts sportifs à faire. Car si l’une des promesses des objets connectés est bien de parvenir à une connaissance précise et utile de son corps, il semble qu’il faille encore quelques progrès pour qu’elle se réalise sans danger. 

Mais au rythme où évoluent les objets connectés, espérons que l’amélioration de la technique saura bientôt rendre caduque cette mise en garde plutôt radicale ? 

Et pour lire l’article de The Verge, c’est ici

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