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Olivier Ezratty : « Les startups françaises sont mieux éduquées à l'entrepreneuriat »

4 avril 2013

Les startups françaises progressent ! C’est, en substance, l’avis que livre le spécialiste des médias numériques Olivier Ezratty dans une interview accordée à Frenchweb. De bons résultats que l’expert attribue au développement de programmes d’accélération, d’incubation et de mentoring efficaces… et d’une meilleure acculturation des entrepreneurs français aux techniques de communication et aux pratiques de management d’outre-atlantique. 

> Un meilleur accompagnement des entrepreneurs

Des filières entrepreneuriales et des incubateurs dans les grandes écoles, des accélérateurs, de nouveaux espaces de travail collaboratif et d’accompagnement, des initiatives de financement… Pour Olivier Ezratty, les initiatives en direction de l’écosystème entrepreneurial se sont multipliées ces dernières années, ce qui a mécaniquement amélioré la qualité des projets d’entreprise en France.

Mieux formés et informés, notamment aux « méthodes de communication anglo-saxonnes », les entrepreneurs français sont plus assurés – on le constaterait notamment en écoutant les pitches (présentations) des startups, plus « percutants » que jamais. Pour le spécialiste, les méthodes de management se sont également améliorées, étant désormais plus souples et réactives.

> Une fiscalité qui s’améliore

La spécificité des startups serait également mieux reconnue et protégée par la réglementation : avec le Crédit impôt innovation accordé cette année aux PME, les phases aval de la R&D qui touchent la création de produits sont désormais prises en compte dans la « fiscalité positive » des entreprises – ce qui est pour le spécialiste « un progrès certain »

> Deux pistes d’amélioration pour l’avenir

Olivier Ezratty note cependant deux points restant à améliorer : 

« Les sujets choisis par les entrepreneurs du numérique donnent encore trop souvent dans l’anecdotique, l’usage ou le marché ultra-niche. Ils ont rarement une différentiation suffisamment forte, que ce soit dans l’usage ou dans la technologie. Difficile dans ces conditions de percevoir une ambition forte ou la capacité à créer des plateformes à large audience. C’est en partie lié aux moyens de financement locaux qui restent modestes en amplitude. »

L’autre faiblesse qui subsiste concerne le développement international, comme l’explique le spécialiste :

« Notre écosystème numérique ne grandira réellement qu’avec un plus grand nombre de startups présentes sur les marchés internationaux. »

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