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Open Data : la SNCF libère les données sur la ponctualité des trajets

31 janvier 2013

La SNCF se met petit à petit à l’Open data. L’occasion pour le site Quoi.info d’utiliser les données ainsi libérées et de publier une carte interactive des retards sur les trains grandes lignes. L’entreprise permet ainsi une exploitation des informations et aux graphistes, développeurs et journalistes – entre autres – de rendre ces données intelligibles.

Grâce aux données récoltées entre mars et décembre 2012 sur la ponctualité des trajets – la probabilité d’arriver à l’heure, le nombre de trajets effectués, le nombre de trains en retard à l’arrivée et le pourcentage de trains en retard – vous pouvez, ligne par ligne, avoir une idée de la marge à prévoir sur votre heure d’arrivée à destination.

Et voir alors que la palme d’or du trajet le plus incertain en terme d’heure d’arrivée est Marseille-Lille avec 23% de trains en retard (21,9% pour Lille-Marseille). Pour être sûr d’arriver à l’heure (ou presque), il vaut mieux préférer emprunter le Paris-Brest qui n’accuse que 3,6% de taux de retard ou le Paris-Saint-Malo avec 3,8 %. 

Il est tout à fait possible d’imaginer une analyse des trajets les plus denses dans les wagons (le nombre de voyageurs sur chaque ligne par an rapporté au nombre de trains circulant sur la ligne) ou encore sur la ligne la plus rentable en termes de temps pour le voyageur (la vitesse moyenne des trains sur une ligne rapportée au nombre de kilomètres du trajet). À condition de disposer des données nécessaires.

Lors d’Imagine Cup 2012, Patrick Ropert, directeur de la communication de la SNCF, expliquait qu’il s’agissait surtout pour l’entreprise de répondre au « besoin d’innover, d’aller chercher de l’aide, des idées, des projets dans l’écosystème autour de la SNCF ». L’enjeu est de taille : concilier la nécessité de « faire voyager dix millions de personnes chaque jour », des « volumes gigantesques », le tout en prenant en compte et en satisfaisant « l’individualisation du service », désirée par les usagers. Il précisait l’initiative de la SNCF :

« Le digital permet une véritable révolution pour concilier ce qui était jusque-là non conciliable. Quand nous allons ouvrir notre plateforme d’Open Data, dans les mois qui viennent, nous sommes persuadés que les participants à Imagine Cup, les développeurs, les usagers vont inventer des choses que nous n’avons pas imaginées. » 

Arnaud Cavailhez d’Isokron imaginait, lors de notre colloque Open data, comment pourraient être les transports publics en 2020 en mode Open data :

Depuis la plateforme est ouverte. À quand de prochaines libérations de données ?

La carte est disponible sur le site de Quoi.info et les autres données sur Open data SNCF.

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