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Open data : plus de données pour faciliter la mobilité

28 mai 2015

Henri Verdier – Directeur d’Etalab et Administrateur Général des Données – et Francis Jutand – membre du Conseil national du numérique et directeur scientifique de l’Institut Mines Télécom –  reviennent sur les enjeux qui entourent l’ouverture des données de transports dans un entretien accordé au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP).

Dès qu’il est question d’open data, l’ouverture des données de transport revient inévitablement sur le devant de la scène pour occuper le débat. Et pour cause : cet « ensemble des données fournies par les opérateurs de transport », selon Francis Jutand, soulève de nombreux enjeux :

  • « Fournir aux utilisateurs [des données, ndlr] des informations et des outils pour faciliter, planifier et maîtriser leur mobilité »;
  • « développer un écosystème d’entreprises innovantes et compétitives dans la production et la valorisation de ces services [de transport] »;
  • « conserver les moyens de la souveraineté par rapport aux grandes plateformes mondiales, à la fois en matière d’économie, d’innovation et d’usages. »

Facteur de compétitivité, de croissance et d’innovation Autant d’atouts déjà mentionnés en mars dernier dans le « rapport sur l’ouverture des données de transport » remis à Alain Vidalies, secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche. Ses conclusions portaient notamment sur la nécessité de fonder une « politique de la donnée de transport » basée sur la notion de « données d’intérêt général ».

La démarche impliquerait notamment, pour les entreprises de transport, de s’engager dans une politique d’innovation et d’expérimentation qui mobilise l’ensemble de leur écosystème… et ses données les plus stratégiques. Autre nécessité : se mettre au diapason du cadre juridique et législatif européen, puisqu’il existe déjà des directives sur les données de transport tandis que des discussions sont en cours avec comme objectif de favoriser l’intermodalité.

Henri Verdier garde une vision optimiste sur le long terme :

« Les effets de ces débats, quand ils sont construits dans la durée, sont extrêmement positifs. […] On mesure les bénéfices de voir les acteurs s’accorder sur un diagnostic, préciser leurs concepts respectifs, s’accorder sur un vocabulaire partagé, […] infléchir leur stratégie. »

Pour lire l’intégralité de l’interview croisée, c’est ici.

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