Oui, on peut hacker un avion

15 juin 2015

En proposant une connexion Wi-Fi, Bluetooth ou Internet à leurs passagers, les transports de demain, seront-ils plus vulnérables ? Eléments de réponse avec un article de CNRS le Journal.

Modifier la poussée d’un réacteur, contrôler la trajectoire d’un avion… Autant de piratages en plein vol récemment attribués à Chris Roberts, spécialiste américain en cybersécurité. Sa méthode ? Un câble Ethernet entre son ordinateur et le système informatique de l’avion, accessible via l’écran situé devant chaque passager. Une initiative qui lui a permis d’en modifier légèrement la trajectoire.

Mais l’incident semble douteux aux yeux d’Abdelmalek Benzekri, responsable de l’Administration de réseaux et intégration de services à l’Irit : les ports du réseau informatique de l’avion sont dotés depuis une vingtaine d’années de contrôles d’accès. L’expert admet toutefois que le système informatique de l’avion est piratable par le biais de la pollution de cache ARP, qui ferait passer le périphérique utilisé par le pirate pour une machine légitime.

Un risque de piratage bien réel, donc, et qui s’applique également aux voitures autonomes, dont les premiers modèles devraient circuler d’ici 2020. La solution ? Arrêter d’utiliser des solutions commerciales développées pour Internet, à savoir ces COTS (components on the shelf) facilement piratables… pour revenir à des outils conçus spécifiquement pour l’aéronautique ou l’automobile, selon Silvia Gil-Casals, ingénieure de recherche de l’Institut national des sciences appliquées.

Plus d’informations avec un article de CNRS le Journal.

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