Ouvrir l’école pour une éducation sur-mesure ? share
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Ouvrir l'école pour une éducation sur-mesure ?

14 avril 2014

L’éducation de demain passe-t-elle par des écoles « ouvertes » ? L’apprentissage via des plateformes numériques n’est pas la moindre des nombreuses promesses de l’éducation en ligne. Mais l’enjeu de la numérisation des contenus éducatifs ne se passe pas qu’en ligne via les fameux MOOC (Massive Open Online Courses) : il bouleverse également l’école physique et ouvre de nouvelles voies dans la création de modèles durables d’écoles « digitales » qui se construisent avec les enseignants, rapporte Maddyness.

« L’éducation est aujourd’hui un système ouvert », postule ainsi Tim O’Reilly, père de l’expression « Web 2.0 » et de la notion d’open gouvernement – qu’il applique ici à l’école. Les traditionnelles valeurs des mouvances open (collaboration, transparence, participation) sont déjà insufflées par les différentes formes prises par l’école « 2.0 », dit-il : le e-learning et l’éducation « augmentée », la classe inversée et l’apprentissage coopératif, de pair à pair, etc.

Pour Tim O’Reilly, l’école numérique sera vivante et sur-mesure : elle prendra moins la forme d’un catalogue (inépuisable, mais fixe) de contenus pédagogiques que celle d’une plate-forme, plus minimale, mais réappropriable par les professeurs pour qu’ils créent, modulent et diffusent eux-mêmes des contenus et outils adaptés à leurs besoins et objectifs. 
 

Virtuelle ou physique, l’école numérique peut aussi être « low-tech »

La nouvelle école numérique, explique Margaux Pelen, spécialiste des projets éducatifs liés à la technologie à bas coût, se définirait précisément par ces outils numériques (les contenus) adaptables… mais également dans des structures et organisations (les contenants) à faible coût : une approche qui s’observe sur les plateformes d’éducation en ligne, telles que la Khan Academy, qui proposent aux parents et enseignants des outils pour suivre étape après étape l’apprentissage des élèves. Mais aussi via avec de nouvelles initiatives éclosant dans certains pays émergents. Ainsi de qMagico, une start-up brésilienne qui propose une série d’outils à destination des établissements scolaires, en offrant par exemple un catalogue de cours numérisés à assembler et composer soi-même en fonction des résultats des étudiants et de l’évolution des objectifs éducatifs propre à chaque établissement, chaque professeur, chaque classe… 
 
Au Kenya, c’est un réseau de plus de 200 écoles qui se développe, avec, ici aussi, un modèle réplicable et économiquement viable : les Bridge International Academies, où l’investissement dans la technologie se fait du côté des programmes pédagogiques « pensés et numérisés en amont ». L’école ouverte, c’est aussi et surtout, ce que l’on oublie parfois, celle des outils numériques pour professeurs !
 
Pour en savoir plus, lisez l’article sur Maddyness ou écoutez Tim O’Reilly : 

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