Paris, capitale numérique

13 mars 2012

Dans un article publié le 1er mars sur L’Usine Nouvelle, Aurélie Barbaux, journaliste, revient sur le rang de Paris dans les capitales numériques européennes.

> Croissance, emplois et densité : Paris est numérique

La capitale française tient d’abord son rang avec des chiffres plus que positifs. En pleine période de difficultés économiques, le secteur affiche 4% de croissance par an. Avec 1 833 PME dont 1 800 start-up, la capitale affiche un réseau dense d’acteurs du numérique.

« Et encore, ce chiffre est probablement sous-estimé, car il ne tient pas compte d’acteurs numériques non dédiés, dans le secteur de la santé notamment, » souligne Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l’innovation, de la recherche et des universités.

Côté emploi, le numérique représente 13% des postes en Île de France, 423 000 salariés dans 24 000 entreprises. Un maillage économique que le pôle compétitivité de Cap Digital et cinq associations d’entreprises high tech ont représenté sous forme d’une carte. La densité de la capitale française est d’ailleurs
un atout : moins étendue que ses équivalentes anglaise et allemande, Paris met les acteurs du numérique à moins d’une heure les uns des autres.

> Petite histoire d’une ville devenue numérique

« Il y a vingt ans, […] nous étions tout au plus un millier. Aujourd’hui, le très pointu Data Tuesday, un événement mensuel d’échange consacrés aux nouvelles technologies pour l’analyse des grands volumes de données, les Big Data, rassemble sans problème 120 personnes chaque premier mardi du mois à Paris », observe Henri Verdier.

Cette évolution a été soutenue par le développement de lieux dédiés au numérique :

– En une dizaine d’années, cinq incubateurs pour les start-up high tech ont été créés,

– Le 104, ouvert en 2009 pour favoriser la créativité numérique, accueille depuis des artistes en résidence,

La Gaité Lyrique ouvre ses portes en 2011 et tient le devant de la scène artistique numérique,

– Le Labo de l’édition, un lieu ouvert à tous les acteurs de l’édition numérique depuis fin 2011, est le dernier-né de cette politique de lieux d’interface.

Un tissu numérique construit sur un terreau propice à son développement.

Aurélie Barbaux souligne cependant que le manque de visibilité de Paris numérique se demande si « cette agitation numérique empêche Paris de tenir un discours clair et audible ? Entre l’Etat, la Région, la Ville, la Chambre de commerce et d’industrie, les pôles compétitivité et autre clusters, les associations… chacun y va de son couplet. »

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