Parler aux animaux grâce aux Big Data

1 avril 2014

Et si vous parliez la même langue qu’un animal ? Le rêve pourrait bientôt devenir réalité grâce aux Big Data. Aujourd’hui, des logiciels permettent déjà de traduire des sifflements de dauphins et donnent des indices sur la communication de certains primates. Une information que nous rapportait the New Scientist dans un article publié le 26 mars dernier. 

Il aura fallu attendre le mois d’août 2013 pour enfin comprendre un dauphin. Denise Herzing, directrice du Wild Dolphin Project, nageait paisiblement lorsqu’elle a reçu un message traduit des sifflements du cétacé avec lequel elle se baignait : « Sargassum », autrement dit le nom d’une algue que la chercheuse tentait de faire identifier par le dauphin dans le cadre de ses expériences. Cet échange inédit relève d’un nouveau type de méthodes scientifiques, fondées sur les Big Data.

« C’est un moment très excitant pour la science » affirme Brenda Mc Cowan, chercheuse à l’Université de Californie – Davis. Celle qui dirige le Centre de Recherches sur les Primates ne manque pas d’expliquer au magazine ces nouvelles méthodes de travail : après avoir observé plus de 37 000 signes (cris, gestes, attitudes agressives ou passives) chez les petits macaques pendant trois ans, la chercheuse et son équipe ont laissé le soin aux algorithmes de déterminer quels étaient ceux qui, de manière récurrente, occasionnaient des conduites violentes chez les animaux. Pour la chercheuse, le recours aux algorithmes était une nécessité :

 « Il fallait recourir à l’analyse informatique de données, ce n’était pas quelque chose qu’un homme pouvait voir. »

Réunis au mois de mai lors d’un colloque à Florence, les chercheurs ont bon espoir de voir les Big Data leur permettre de saisir plus précisément les constantes communicationnelles des animaux et, à terme, de pouvoir échanger avec eux dans leur propre langage

Pour lire l’intégralité de l’article du New Scientist, c’est ici.

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