Pas une affaire de technologie...

28 octobre 2011

Nous sommes en 2010, à l’ère de la société de l’information, celle où les citoyens se sont saisis, en masse des moyens numériques. Ils ne sont pas schizophrènes, internautes d’une part et citoyens d’autre part. Ils ont changés, eux. Ils se servent de la technologie avec un sens individuel et collectif à ce qu’ils font. Les gens sont déjà en réseau, ils collaborent entre eux, ils sont mobilisés et mobilisables, pour peu d’avoir une vision à leur délivrer. C’est ça la leçon d’Obama.

Un e-gouvernement, ça n’existe pas, il n’y a que du gouvernement. Les TIC ne sont que des outils et le "e-" ne peut qu’enfermer dans de la technique et du tactique. Se dire qu’il faut faire du e-gouvernement, c’est avoir une pensée sous forme de gadget, ne pas vouloir changer sur le fonds. Ce n’est pas une affaire de technologie, c’est une affaire d’approche, de celle où la politique est co-construite, où les énergies et ressources sont libérées pour stimuler la créativité, les projets, les initiatives, l’entreprise. La nouvelle gouvernance, on la trouve dans l’innovation sociale ou l’innovation ouverte, dans la libération des données publiques. Si l’on pense comme cela, si l’on a une vraie vision de société à délivrer, alors la grande caisse à outils qu’est l’internet est un formidable moyen d’action.

Parlons alors de formes de gouvernance adaptées à la société dans laquelle nous vivons et qui est, par ses citoyens et la société civile, déjà en réseau. Nos institutions n’ont pas encore compris qu’il ne s’agit plus d’être sur Internet, mais d’en faire partie. Cela ne se réduit pas à des forums et des consultations. L’apport d’internet est dans les nouveaux modèles d’organisation, de projet et de mouvement, ceux qui ont déjà modifié en profondeur la société et l’économie. Le politique ne l’a pas encore compris.

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