Periscope et Meerkat pour rendre la justice sociale ? share
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Periscope et Meerkat pour rendre la justice sociale ?

11 mai 2015

Baltimore, Ferguson, New York… Ces tragiques événements ont pour la plupart été filmés par des citoyens à l’aide de leurs smartphones. Mais que ce serait-il passé si ces téléphones avaient été saisis ou brisés ? D’après The Atlantic et Wired, la réponse est à chercher du côté des applications de livestream.

Les applications dédiées au streaming de contenus produits en direct par les utilisateurs connaissent un essor sans précédent depuis la mise en ligne de Meerkat il y a deux mois, aussitôt reprise par Twitter et son application Periscope. Les créateurs de ces deux applications semblent bien conscients des enjeux qui entourent leurs usages. Ben Rubin, créateur de Meerkat :

« Que ce soit des questions relatives aux droits civils ou bien des musiciens qui s’interrompent lors d’une soirée de remise de prix, nous nous sommes toujours demandés comment accéder à ces instants plus facilement. »

La pratique du livestream fait des émules. Ainsi, l’American Civil Liberties Union (ACLU) s’est emparé de cette mécanique pour créer, en partenariat avec le Ella Baker Center for Human Rights, Mobile Justice CA.

Cette application permet à quiconque de filmer en direct une interpellation de la police qui tournerait mal. La nouveauté ? Les images sont envoyées et sauvegardées instantanément sur les serveurs de l’association, à la différence des applications telles Periscope qui limitent dans le temps le revisionnage des images. D’après Patrisse Cullors, directeur de campagne au Ella Baker Center, « cette application n’est que la première pierre d’un édifice qui vise à multiplier les mesures de contrôle de l’application de la loi. »

Mais derrière ces applications se cachent avant tout des questions éthiques et politiques :

 « Nous pouvons être sûrs que ce « droit d’enregistrer » en direct connaîtra un retour de bâton de la part des citoyens, aussi bien aux Etats-Unis qu’ailleurs dans le monde » conclut Sam Gregory, directeur de programme chez Witness, une organisation internationale de protection des droits de l’homme.

Pour plus d’informations, c’est ici et .

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