Peut-on être licencié pour un « J’aime » sur Facebook ? share
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Peut-on être licencié pour un "J'aime" sur Facebook ?

19 septembre 2013

Peut-on être licencié pour avoir « liké » la page d’une entreprise concurrente de la sienne ? C’est une affaire qui passionne le débat sur la liberté d’expression à l’heure des réseaux sociaux outre-atlantique. Un employé qui avait été licencié pour cette raison vient d’obtenir gain de cause à l’issue d’un feuilleton juridique dans laquelle Facebook lui-même s’est engagé : tout insignifiant qu’il soit, le symbole d’engagement qu’est le « like » sur le réseau social est protégé par la législation américaine sur la liberté d’expression… et la réponse est donc non.

Le Premier amendement à la Constitution américaine est clair : aucun employé ne peut être licencié pour ses opinions. Mais pour qu’un « like » émis sur le plus célèbre des réseaux sociaux soit considérée comme une opinion et donc protégé, il aura fallu toute la force d’une jurisprudence, à l’issue d’un procès entre un employé et son patron dans lequel Facebook s’est engagé. Dans la même veine, mais avec moins de chance cette fois, les tweets émis par un militant d’Occupy Wall Street n’ont pas été protégés au titre de la liberté d’expression dans un procès auquel Twitter a fait appel.

Des événements qui rappellent que les droits que nous tenons pour acquis ne vont pas de soi, et que chacun des changements sociaux nés de la révolution numérique appelle un engagement pour les maintenir en les actualisant et en les adaptant. Pour ce qui est de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, c’est un débat de long cours : on vous en parlait déjà ici ou là, avec la problématique des propos haineux sur Twitter.

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