Picorer de la littérature !

28 octobre 2011

 Leezam existe depuis fin 2008. En deux ans, la perception du livre numérique a beaucoup évolué. Le grand public s’y intéresse de plus en plus, et les acteurs du marché ont changé de position : la question n’est plus « est-ce que je m’y mets ? », mais « comment s’y mettre ? » 

En ce qui concerne le livre en lui-même, je pense que les lecteurs n’ont pas envie de lire sur leurs terminaux la même chose que sur du papier. On ne peut pas passer autant de temps à lire sur un écran que sur du papier. Nous voulions que nos lecteurs puissent « picorer de la littérature », des textes courts, comme on pioche des news, des contenus sur le web … Le livre va sans doute évoluer vers des contenus enrichis, interactifs. Et de nouveaux modèles économiques vont apparaître : l’autoédition, l’abonnement ou encore la location à durée déterminée…
 
L’édition constitue clairement la dernière industrie à ne pas avoir réalisé sa mutation numérique. Son décollage est, selon moi, inévitable. La seule incertitude concerne le timing : cela peut prendre du temps, plus que pour d’autres produits culturels, comme la musique. D’une part parce que le livre était déjà un objet portable, par essence, et d’autre part parce que les gens y sont plus attachés qu’ils ne l’étaient à leur chaîne hifi. Enfin, il faut le temps de développer un bon équipement. La France manque de supports comme le Kindle, qui a réussi aux Etats-Unis à multiplier les ventes de livres numériques. 
 
Nous en sommes donc aux prémices du marché. Les coûts restent relativement élevés, les craintes ne sont pas toutes levées face à un produit nouveau, mais cela va se normaliser. L’évolution se fait progressivement, mais elle va dans le bon sens. 

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