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Piratage du compte Twitter du Centcom : une cyber-blague selon le porte-parole du Pentagone

13 janvier 2015

Des hackers se réclamant de l’Etat islamique ont pris le contrôle du compte Twitter du Centcom, le commandement militaire américain au Moyen-Orient, alors même que Barack Obama s’exprimait à propos de la cybersécurité. Une intrusion à laquelle il ne faudrait pas trop accorder d’importance selon un article de la BBC

Un « acte de vandalisme (…) à peine plus qu’une cyber-blague », qui ne compromettrait nullement les opérations américaines. Ainsi Steve Warren, porte-parole du Pentagone, a-t-il qualifié le bref piratage du compte Twitter du Centcom. Outre une bannière noire et blanche accompagnée de l’image d’un combattant masqué et de la mention « I love you Isis » – pour Islamic State of Irak and the Levant -, ce dernier affichait une liste d’adresses personnelles d’officiers américains et un message de propagande.

 « L’EI est déjà là, nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire américaine. Au nom de Dieu, le très bienveillant, le très miséricordieux, le Cyber Califat continue son cyberjihad », pouvait-on lire pendant 30 minutes, avant que le compte ne soit suspendu.

Le compte piraté était hébergé par les serveurs d’une organisation commerciale et non ceux de l’armée américaine. Autre facteur de vulnérabilité : le compte n’était pas certifié par Twitter. Si la mention d’une icône bleue n’est pas garante d’une meilleure sécurité sur le réseau de micro-blogging, elle assure néanmoins une plus grande rapidité d’intervention en cas d’intrusion, détail que Centcom avait omis pour assurer sa sécurité.

Dans la guerre de l’information, ou infoguerre, les réseaux sociaux s’avèrent être de véritables armes de guerre, comme de nombreuses organisations l’ont déjà appris à leurs dépens. L’auteur de l’article appelle néanmoins à relativiser de telles attaques, qui n’ont pas amené à la diffusion de fichiers strictement confidentiels.

Plus d’informations avec l’article de la BBC

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