Pour un cloud computing à la française

28 octobre 2011

Quoi qu’en disent les tenants de la « pensée technologique unique », qui se voudrait mondiale et universelle, le bon sens nous recommande aujourd’hui d’adopter en France une stratégie alternative en matière de cloud computing. Cela pour deux raisons principales : garantir l’indépendance technologique et industrielle de la France et doter ses territoires des ressources et moyens technologiques indispensables au développement de leur économie, de leur attractivité et de leur compétitivité.

Si les grandes entreprises et l’Etat disposent des compétences techniques et des moyens financiers nécessaires pour adosser leurs systèmes d’information à des clouds privés, publics ou hybrides situés n’importe où dans le monde, c’est loin d’être le cas des centaines de milliers de TPE-PME, de collectivités locales et d’établissements publics qui composent notre territoire national.

Nous pensons aujourd’hui à l’ADEN qu’il est vital de créer en France, sous l’impulsion des pouvoirs publics locaux et dans le cadre de partenariats publics / privés, un maillage de centrales numériques éco-responsables (datacenters) et de plates-formes de services et d’infrastructures numériques partagées, répondant aux besoins informatiques tant des TPE-PME, que des établissements publics et des citoyens dans les régions [voir la contribution de l’ADEN, NDLR.]

A terme, l’interconnexion de ces clouds communautaires locaux permettra de mutualiser les applications et les capacités de traitement tout en garantissant un stockage local des données sensibles des utilisateurs, une condition incontournable pour le développement de marchés stratégiques tels que l’E-santé, l’E-éducation, l’E-justice ou l’E-administration. Ils constitueront ainsi une infrastructure nationale offrant à moindre coût et de manière totalement sécurisée, les trois types de services qui caractérisent le cloud computing : IaaS, PaaS et SaaS.

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