Pourquoi les scientifiques devraient publier sur Wikipédia share
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Pourquoi les scientifiques devraient publier sur Wikipédia

30 mars 2012

Si vous avez moins de 25 ans, vous avez probablement eu des professeurs qui nous interdisaient de mettre, comme référence à vos travaux, des articles de Wikipédia. Pourtant, qu’on le veuille ou non, l’encyclopédie collaborative est LA référence de 365 millions de personnes à travers le monde. Pour le chercheur Alex Bateman, qui s’exprime dans Wired, ce succès devrait motiver les scientifiques à soutenir l’initiative plutôt que de s’en méfier.

C’est encore un sujet qui cristallise les guerres de chapelle entre les Anciens et les modernes : on se souvient par exemple de ce professeur qui enjoignait ses étudiants à glisser de fausses informations dans des pages Wikipédia, « pour voir combien de temps elles y resteraient ».  

Malgré tout, le portail d’information ne cesse de prouver sa valeur. Comme le fait remarquer Alex Bateman, « si vous voulez savoir à quoi ressemble un zébrule, ce que votre moteur de recherche vous indiquera en premier sera probablement une page Wikipédia ». Quand le joueur de baseball Manny Ramirez a été suspendu pour avoir pris de l’hCG, plus de 50.000 personnes ont lu et amélioré l’article consacré à cette hormone en seulement deux jours… Sur RSLN aussi, on vous glisse le lien Wikipédia lorsqu’on doit se résoudre à employer des termes un peu trop techniques.  

Pour partager les résultats de leurs recherches, les chercheurs peuvent organiser des conférences ou des colloques : ils toucheront au mieux une centaine de personnes, et souvent déjà initiées au sujet. Mais s’ils les publient sur Wikipédia, ils en feront profiter immédiatement et gratuitement des millions de personnes. Alors dans ces conditions, qu’attendent les scientifiques pour s’emparer de ce formidable outil de diffusion des connaissances ?  

Pour Alex Bateman, c’est surtout une opportunité unique pour les scientifiques et le grand public de travailler ensemble : lorsque lui et son équipe ont publié leurs résultats sur Wikipédia, les confrères du monde entier sont venus apporter des corrections savantes à l’article. Mais ce qui était surprenant selon le chercheur, c’est le nombre d’améliorations provenant de non-scientifiques. Un petit pas pour le chercheur, mais un grand pour le dialogue science-société…

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