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Presse en ligne : « Snow Fall », le modèle de demain ?

16 janvier 2013

Le projet multimédia du New York Times « Snow Fall » sorti en décembre dernier symbolise tous les défis de la presse en ligne. C’est en tout cas ce que nous explique Marie-Catherine Beuth dans un billet publié sur le blog Etreintes Digitales.

C’est une véritable perle éditoriale qui nous a été offerte le New York Times en décembre dernier. A l’aide de vidéos, d’infographies animées, de photos et d’un récit bouleversant, Snow Fall retrace au travers de six chapitres captivants l’histoire de six skieurs pris dans une avalanche. 

La sphère journalistique a salué la réussite de ce projet. De nombreux professionnels l’érigent déjà comme le modèle à suivre du journalisme en ligne, mais cet avis ne fait pas l’unanimité.

Pour Marie-Catherine Beuth, Snow Fall « cristallise […] tous les défis et toutes les contradictions de la presse alors qu’elle se cherche un avenir en ligne. » 

> Un modèle économique toujours en question

Si de grands journaux sont capables de réaliser d’excellentes productions éditoriales en ligne, il est nécessaire de rappeler le coût d’un projet comme Snow Fall : six mois de reportages et dix-sept personnes mobilisées.

Le New York Times a donc fait un travail éditorial exemplaire, mais a ponctué son article de bannières publicitaires « ordinaires et dérangeants, donc inefficaces. »

Et pour Marie-Catherine Beuth, c’est là l’une des principales limites du projet. Elle en déduit que le département marketing n’a pas dialogué avec les journalistes, soulevant une question plus large sur l’organisation interne des médias en général.

Malgré tout, Snow Fall a attiré trois millions de visiteurs :

« Au plus haut, jusqu’à 22 000 utilisateurs consultaient Snow Fall en même temps. Entre un quart et un tiers d’entre eux étaient de nouveaux visiteurs de nytimes.com. (…) Les utilisateurs passaient en moyenne autour de douze minutes avec le projet » rapporte le journaliste américain Jim Romenesko.

Pour Marie-Catherine Beuth, le potentiel de monétisation ne repose donc pas dans le reportage en lui-même, mais dans la possibilité de recruter et de fidéliser des lecteurs.

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