Programmer ou être programmé

23 avril 2012

La nouvelle économie, c’est l’économie de la multitude : sa principale source de valeur est l’activité créatrice de milliards d’individus créatifs, éduqués, équipés et connectés.

Les géants du numérique prospèrent sur cette nouvelle donne: en captant les traces de nos activités, en suscitant la contribution désintéressée, ou mieux encore en devenant de nouvelles plateformes de création de valeur.

La puissance économique est désormais celle des organisations et des Nations qui sauront stimuler et capter la production – intentionnelle ou non – des codeurs, des designers ou des créateurs. Demain, tous codeurs ? Nous devons y travailler : il en va de notre économie.

Cette transformation économique permet de concevoir de nouveaux services, de nouvelles solidarités, de nouvelles organisations, plus puissantes et plus flexibles. Mais elle marque aussi l’absorption de la sphère de l’intime par le monde marchand. Pour rester des citoyens libres et autonomes, il faudra comprendre les règles du jeu, savoir s’émanciper des prisons dorées, savoir construire les conditions de son autonomie. Demain tous codeurs ? Nous devons prendre au sérieux la maxime des hackers « il faut programmer ou être programmés ».

Ce nouveau régime de la valeur nous fait basculer dans un nouveau régime de la création de valeur : celui des audacieux, des entrepreneurs, des innovateurs. Qui saura faire (coder, construire, développer) pourra créer son emploi, son entreprise, son rêve. Qui ne le saura pas dépendra du bon vouloir de grandes entreprises en phase d’ajustements stratégiques drastiques. Demain tous codeurs ? C’est en tous cas ce que nous devrions conseiller à notre jeunesse.

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