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Psychologie sur Twitter & Big Data, gros blabla ?

19 mars 2015

Vous ne savez pas tout ce que vos tweets disent de vous… Un article du New Yorker se penche sur la recherche en psychologie à l’heure des big data et des réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux constituent un terrain d’étude particulièrement propice à la recherche en psychologie du langage. Celle-ci se voit régulièrement enrichie d’études qui mettent par exemple en avant la corrélation entre le nombre de connecteurs logiques utilisés dans un statut Facebook et l’état dépressif d’un individu. D’autres ont même affirmé que l’on pouvait identifier un psychopathe rien qu’en analysant ses tweets. Pour James Pennebaker, chercheur en psychologie du langage à l’Université du Texas, il ne faudrait pourtant pas tomber dans le piège des corrélations que l’analyse des big data pourraient sembler révéler.

Explications de l’expert : établir des liens de causalité entre les mots et l’état psychique est l’un des principaux objectifs de la recherche en psychologie du langage… mais aussi sa principale difficulté. Les big data ont beau apporter des preuves statistiques, la recherche à très grande échelle pose toujours plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Alors, qu’est-ce que nos tweets révèlent vraiment de nous et de nos névroses ?

Si les corrélations ne doivent pas être considérées comme automatiques, nos tweets ont malgré tout de la valeur pour les chercheurs – comme des indices…- et pour nous-mêmes : mieux que des journaux intimes, ils permettent de recueillir des « feedbacks » favorables au bien-être émotionnel, ils favorisent l’aptitude à surmonter des expériences négatives et encouragent même la progression scolaire et professionnelle. 

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