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Quand la carto numérique découvre la ville "marchable"

22 août 2013

Bonne nouvelle pour les piétons et les amoureux des balades urbaines : les services de cartographie en ligne intègrent de plus en plus souvent des données permettant de savoir où il fait bon marcher autour de soi. Des données qualitatives qui améliorent nos itinéraires en ville, mais ne sont pas si simples à intégrer. Comment en effet calculer le potentiel marchable d’un espace public ? Fast Co.Exist nous en parle avec l’exemple de Waponics, une société qui renseigne les cartes de grands acteurs du web mobile comme Twitter ou Foursquare.

Si vous vous laissez régulièrement guider par votre smartphone pour vous déplacer en ville, vous avez peut-être été déçu de la piètre qualité des itinéraires proposés aux piétons par les applications de cartographie : ici, un échangeur routier vous barre la route. Là, l’application vous propose de marcher sur le trottoir étroit d’une quatre voies, quand passer par la rue voisine vous offrait le charme de pavés bordés de commerces de proximité. 

La « marchabilité », c’est probablement le prochain raffinement de la cartographie numérique, à en croire les récents développements du secteur. Mais comprendre comment les marcheurs marchent reste une gageure, comme l’explique à Co.Exist Darrin Clement, le PDG de Waponics :

« Ce n’est pas juste une question de proximité, mais aussi d’accessibilité. Pouvez-vous circuler facilement sans effort, ou avez-vous besoin de traverser des routes ? Ce n’est pas bon s’il y a plusieurs intersections complexes. »

Chez Waponics, la marchabilité se mesure ainsi à l’aune de deux dimensions : l’adaptation de l’espace public à la marche à pied, mais aussi la proximité des commerces et des loisirs. Les options pratiques, sociales et culturelles qui sont la clé d’une bonne vie de quartier sont ainsi prises en compte dans les résultats de recherche des applications mobiles dédiées aux piétons. 

En même temps que l’intégration du vélo et sa nécessaire prise en compte de l’élévation du sol, l’arrivée de données « piéton » dans nos services mobiles devrait bientôt préparer le terrain à une ville plus intelligente, car plus personnalisable. Son corollaire ? Un beau terrain pour le marketing ciblé et géolocalisé – c’est du moins ce qu’espère Darrin Clement. 

Pour en savoir plus, c’est par ici, sur le site de Fast Co.Exist !

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