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Quand la gastronomie française part à la conquête des réseaux sociaux

30 juin 2014

Et si la grande cuisine quittait les assiettes de quelques privilégiés pour séduire Internet ? C’est ce que l’initiative du chef étoilé Alain Passard, qui poste chaque jour d’alléchante photos de ses plats sur son compte Twitter, laisse suggérer. Mais qu’est-ce que la grande cuisine a à faire avec les réseaux sociaux ? Un article de Slate revient sur la question.

 Il y a d’abord l’évidence : « Photographier mes plats et les publier sur Twitter offre une belle exposition » explique Alain Passard aux journalistes de Slate. Mais elle ne suffit pas à expliquer une démarche qui va au-delà du simple personal branding. Déjà reconnu auprès de ses pairs et des amateurs de gastronomie, le grand chef n’a, en soi, pas besoin de partager quotidiennement une dizaine de photos sur son compte Twitter pour remplir un restaurant qui affiche toujours complet. C’est plutôt le « sens du partage » qui serait au cœur de l’expérience numérique d’Alain Passard :  

« C’est une invitation à enrichir votre cuisine, à la maison (…) vous donner des idées d’association, de présentation, de conjugaison de couleurs dans l’assiette » mais aussi à « redécouvrir ce qu’est une saison » affirme le chef à Slate.

 

Et comme le partage ne se fait pas que dans un sens, Alain Passard se dit aussi inspiré par cette expérience numérique, initialement proposée par ses assistants et à laquelle il a pris goût. Alors que plus de 8000 abonnés semblent apprécier les publications du chef, la pratique se fait pourtant rare parmi les grands chefs français. La plus jeune génération commence en revanche à la démocratiser. Alice Quillet, cheffe du bal Café et utilisatrice d’Instagram, partage également ses plats sur Internet en vue de trouver l’inspiration :

« L’autre jour, je faisais une ricotta et il me restait du petit lait. Je ne savais pas quoi en faire, alors j’ai demandé à des confrères et j’ai eu des réponses de chefs japonais, australiens et américains. »

Mais la jeune-femme évoque également l’importance stratégique qu’ont pris les réseaux sociaux pour sensibiliser et séduire les potentiels clients :

« A Paris, les restaurants sont nombreux. Je sais que si je publie une photo de la terrasse ensoleillée, cela peut faire augmenter le nombre de réservations le soir-même. » 

A défaut de tous pouvoir y goûter, les internautes pourraient en tout cas être de plus en plus alléchés par cette gastronomie 2.0 qui se rapproche de plus en plus des amateurs via Internet.

Pour lire l’article de Slate, ça se passe par ici.

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