Quand l’art et la science s’unissent chez Microsoft Research share
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Quand l'art et la science s'unissent chez Microsoft Research

5 décembre 2013

L’artiste James George est aussi à l’aise avec les algorithmes et la programmation qu’avec un pinceau ou dans une galerie d’art. Durant les trois prochains mois, il va quitter son domicile actuel à Brooklyn pour le siège de Microsoft Research (MSR) et deviendra le premier artiste résident de la toute nouvelle galerie Studio 99.

Studio 99 est un nouvel espace au sein de Microsoft Research. Ses objectifs : exprimer les talents créatifs de la communauté MSR et stimuler la réflexion autour de la relation entre l’art et la science. 

Beaucoup des plus grands scientifiques ont également été des artistes (pensez à Leonard de Vinci). L’étincelle de la créativité lie ces deux champs. En créant un espace où la science et l’art peuvent interagir, Studio 99 espère inspirer de nouvelles formes d’expression humaine, à la fois scientifiques et artistiques.

James George est l’un de ceux qui chevauchent la frontière entre l’art et la technologie. À partir du 6 décembre 2013, son installation d’art, « instance« , occupera le Studio 99. Le travail de George intègre beaucoup d’aspects communs au domaine de la recherche scientifique, comme l’exploration des questions d’interactivité par exemple ou encore l’utilisation de scanners 3D pour créer de nouvelles formes cinématographiques.

« Il y a des préjugés assez répandus comme quoi l’art et la science sont deux choses différentes, explique George. Bien sûr, il y a des différences, mais la pratique d’un chercheur est très similaire à celle d’un artiste. Vous définissez votre sens, vous définissez vos objectifs de réussite – ce que vous voulez inventer ou créer, et chaque jour vous pensez à la manière dont vous allez à innover dans ce domaine. Vous créez vos propres problèmes. »

Mais pourquoi se lancer dans l’informatique ? Tout est parti d’une volonté d’utiliser le calcul comme moyen d’accès à l’art : 

“Je n’ai jamais voulu être ingénieur », explique George, qui a toujours été intéressé par « les capacités expressives des logiciels », à tel point qu’il fait de l’art avec des ordinateurs depuis son enfance.

Il n’a pas fallu longtemps pour que le jeune homme réalise les avantages de créer ses propres outils et de ne pas être dépendant de ceux disponibles dans le commerce.

Son exposition, qui durera un mois environ, est composé de deux projets : “The Wall Queries” (Les requêtes du mur) et « Grip ». Le premier est une oeuvre murale en vinyle qui de loin, apparaît comme une collection de couleurs organisées intentionnellement. Mais c’est en s’approchant que l’on remarque les détails : des photographies de couettes, de paysages urbains, de logos, de dés et plus encore. Ce sont en réalité des mots transformés en plus de 10 000 images – des requêtes de recherche représentées sous forme visuelle. Et dans ce chaos, il y a de la maîtrise.

« Le concept de base était de créer une fresque qui remplit un mur entier en utilisant juste une seule requête” dit George. « La chose la plus surprenante que j’ai appris durant le projet est la façon dont la couleur de l’objet est profondément liée à la culture qui lui est associée. » Par exemple, la recherche de « carrés bleus » lui a révélé à quel point la couleur et la forme sont rattachés à la culture de la technologie, aux bureaux et aux logos d’entreprises. « Je pense que le bleu est la couleur de l’avenir », ajoute t-il, tandis que “la forme du carré évoque des choses fonctionnelles et logiques ».

Sa deuxième oeuvre est une installation vidéo interactive sur deux colonnes couvertes d’écrans. Comme une fenêtre dans un autre monde, on y aperçoit deux danseurs aux mains liées. Dès que le spectateur s’approche de la colonne, les danseurs se figent dans une position rappelant le yoga, puis se relâchent et tombent hors-champ. 

Ils réapparaissent ensuite dans une autre position et ainsi de suite. 

Pour George, qui est très intéressé par la réponse émotionnelle que nous pouvons avoir face à la technologie émergente, la « forte réaction viscérale » que l’on peut avoir en voyant ces images s’apparente à « la science-fiction qui devient réalité ».

Pour en savoir plus sur l’exposition, pour découvrir tout l’univers de la galerie Studio 99 et la manière dont elle s’intègre dans les travaux chez Microsoft Research, c’est par ici. 

L’équipe du Studio 99 (à partir de la gauche) : Ann Paradiso, Neel Joshi, Hrvoje Benko, Asta Roseway, Gavin Jancke, Desney Tan, Andy Wilson (not pictured: James Mickens, Donald Brinkman, Michael Cohen). Photographer, Jake Knapp

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