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Quand les applications de santé font plus de mal que de bien

5 janvier 2015

100 000 : c’est le nombre d’applications de santé disponibles en 2015, soit deux fois plus qu’il y a deux ans. Un marché florissant et déjà estimé à plus de 4 milliards de dollars qui souffre pourtant toujours d’un vide juridique… au détriment de la santé des utilisateurs, explique un article de Mother Jones.

Alors que les professionnels de santé sont débordés et qu’apparaissent d’inquiétants déserts médicaux, beaucoup d’espoirs sont placés dans la e-santé. Analyser les données de son corps en permanence, être médicalement suivi à distance, réduire les coûts et faire gagner les patients en autonomie… les promesses du numérique en santé sont si nombreuses qu’elles laissent présager une industrie de 26,5 milliards de dollars en 2017.

Le manque de régulation juridique reste pourtant un frein majeur au développement d’une e-santé vraiment efficace : de nombreuses applications utilisent des capteurs de données peu fiables (comme le podomètre) ou des recommandations non cautionnées par le corps médical. Et quand elles ne passent pas à côté des mélanomes qu’elles prétendent détecter, certaines diagnostiquent des cancers inexistants ou recommandent de mauvaises doses d’insuline.

Si les Etats-Unis ont déjà entrepris des mesures de prévention, l’absence de cadre juridique clair permet toujours de contourner les avertissements des autorités sanitaires et d’éviter toute poursuite. Pour l’instant…

Pour en savoir plus, l’article de Mother Jones est ici.

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