Quand les logiciels anti-plagiat s’étendent aux documents traduits share
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Quand les logiciels anti-plagiat s'étendent aux documents traduits

16 septembre 2013

En automatisant l’exécution de certaines méthodes statistiques, une équipe dirigée par Alberto Barron-Cedeno à l’Université Polytechnique de Catalogne, en Espagne a mis au point un détecteur de traduction, relève le New Scientist. Son objectif : traquer plus efficacement le plagiat en l’étendant aux personnes bilingues.

Aux étudiants assez peu avisés pour copier-coller dans leurs devoirs à la maison des paragraphes entiers de Wikipédia, le monde universitaire avait la réponse : les logiciels de détection du plagiat, qui recherchent sur la Toile des traces de paraphrase dans n’importe quel texte tapuscrit. Mais il restait une faille : lorsqu’une personne bilingue ou faisant usage d’un service de traduction instantanée se contentait de traduire un texte au lieu d’en écrire un soi-même (la créativité offerte au traducteur dans le choix de ses mots rendant toute traque automatique difficile). 

Las : cet ultime refuge du plagieur ne sera peut-être plus sûr très longtemps, une équipe de recherche venant de mettre au point une architecture de détection de traduction à l’efficacité redoutable. Parmi les méthodes statistiques utilisées, le simple fait de repérer, dans chaque phrase, un certain nombre de mots identiques entre un texte et un autre en langue étrangère donne déjà d’excellents résultats. Et quand le logiciel a relevé des occurrences douteuses, un examinateur humain peut prendre le relais pour confirmer ou infirmer.  

Pour en savoir plus, c’est par ici, sur le site du New Scientist !

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