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Quand twitter au CE1 aide à apprendre le français

15 février 2013

Un enseignant qui utilise Twitter pour échanger des astuces pédagogiques avec ses collègues du monde entier, on vous en a déjà parlé. Mais le réseau social peut aussi être utilisé comme un outil pédagogique à part entière : comme Laurence Juin avant lui, c’est ce dont témoigne à Rue 89 François Lamoureux, professeur des écoles à Gaujacq dans les Landes et blogueur.

« Pourquoi apprendre à écrire correctement, si personne n’ouvre jamais mon cahier ? ». C’est la question que tout élève d’école primaire peut se poser, si l’on en croit le constat de l’enseignant : en n’écrivant pas pour être lus, confrontés ni partagés, les bambins ne sont pas toujours très motivés pour apprendre.

En proposant à ses CE1 et CE2 de rédiger des tweets, François Lamoureux a fait mouche : dès lors qu’ils ont compris que le réseau social leur permettait d’échanger avec d’autres classes et d’être lus par les parents, les élèves ont montré beaucoup d’application, et ont cherché à soigner leur orthographe. 

Pour écrire en moins de 140 caractères, les élèves utilisent une grille de brouillon précise l’enseignant. Pour utiliser le réseaux sociaux selon ses règles, ils ont même réalisé une charte. L’enseignant, qui corrige et valide chaque mini-message, n’a rien laissé au hasard. Pour rassurer les parents, il leur a expliqué il ne s’agissait que d’une pratique classique – cahier de vie ou cahier de texte – adaptée aux techniques modernes de communication.

Le réseau social est aussi l’occasion d’aborder dès le CP la gestion de l’identité numérique et de la citoyenneté sur Internet. Plus qu’un support d’apprentissage de la langue, la classe a aussi découvert une fenêtre sur le monde : 

« Grâce à Twitter, nous pouvons communiquer hors de la sphère de l’école, nous interroger. Nous faisons régulièrement des recherches encyclopédiques lorsque d’autres classes posent des questions. Nous regardons sur une carte d’où ils nous écrivent. Nous partageons la vie de notre classe ».

Et dialogue aussi avec d’autres classes. 

Peu à peu, l’activité est devenue un jeu : « est-ce qu’on a des nouveaux messages ? » lui demandent chaque jour les enfants. Et les « hashtags » ou « mots-dièse » sont utilisés pour raconter des histoires : avec #PetitBonheur, #Twithaiku ou #danslefutur, les élèves travaillent leur imagination chaque jour. François Lamoureux raconte :

« Après lecture des tweets des autres classes, les élèves se sont immédiatement approprié l’idée. L’envie de raconter quelque chose qui leur tient à cœur les pousse à écrire. Il se dégage des tweets des classes qui ont participé à ces productions, un sentiment de bien-être, de la fraîcheur et de la poésie ».

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