Que faire quand la cybercriminalité devient un loisir répandu ? share
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Que faire quand la cybercriminalité devient un loisir répandu ?

25 mars 2015

La lutte contre la cybercriminalité devient un enjeu législatif majeur. Mais le rythme de diffusion des technologies ne coïncide pas forcément avec celui du législateur, déplore Marc Goodman, consultant renommé en sécurité informatique, dans un entretien accordé à Wired.

Toutes les technologies informatiques représentent désormais des cibles potentielles, explique Marc Goodman dans Future Crimes: Everything is Connected, Everyone is Vulnerable, and What We Can Do About It :

« Le fait que des narcotrafiquants mexicains puissent se rendre dans des universités d’ingénierie aéronautique pour tenter d’embaucher des spécialistes des drones surprendrait la plupart des gens. »

Pire : ce ne sont plus des narcotrafiquants ou des spécialistes qui sont capables de commettre ces crimes. Les logiciels, véritables intermédiaires, agissent de façon quasi autonome selon le spécialiste. En témoignent les ransomware – virus cryptant vos données et exigeant une rançon pour y avoir accès – et autres botsnets – réseaux de machines infectées qui peuvent être utilisées lors du piratage de banques, entreprises et gouvernements.

Et cette cybercriminalité est aujourd’hui accessible au commun des mortels via l’achat de logiciels préprogrammés et simples d’utilisation. Ce qui ouvre une nouvelle ère, celle de la cybercriminalité de masse. Les actes de cyber-délits commis par des citoyens lambda se multiplient : hacks de webcams, de voitures, de données biométriques, etc. 

Pour y remédier, Marc Goodman propose paradoxalement de s’appuyer sur les compétences des citoyens pour restaurer la cyber-justice. Et assister à l’avènement des cyber-shérifs ?

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