Quelle objectivité pour les données ?

5 novembre 2013

L’analyse des données et leur mise en forme se sont imposées ces dernières années au sein des rédactions de grands médias. Si la discipline cherche encore sa place dans le panorama des contenus journalistiques, il est essentiel de questionner la valeur des données comme source informationnelle « objective ». Et c’est ce à quoi M0le.net tente de répondre dans un article publié récemment.

Les données brutes font aujourd’hui l’objet de nombreux fantasmes. Considérées comme le « nouveau pétrole » pour certains, elles sont souvent qualifiées de sources d’information « objectives ». Pourtant, elles font bien l’objet d’un traitement par celui qui les met en forme. Son-telles donc si objectives ?

Pour les auteurs de l’article de M0le.net qui s’appuient sur le livre Data Doing Science de Rachel Schutt et Cathy O’Neil, on peut faire dire aux données tout et leur contraire. La raison : les données sont triées et analysées par un être humain – et ici un journaliste – qui cherche, selon un angle précis à démontrer quelque chose. Le tri et la visualisation des données réalisés sont donc nécessairement subjectifs.

Pour démontrer son propos, M0le.net propose de faire parler de manière différentes plusieurs données concernant l’immigration : la France peut alors être considérée comme un pays qui accueille beaucoup de réfugiés par rapport à ses voisins européens. Mais dans un autre cas et comparé au nombre total de demandes d’asile acceptées, l’Hexagone fait moins bien que ses voisins européens avec moins de 50% des demandes acceptées.

Les auteurs cherchent ainsi à mettre en garde contre le mythe grandissant de la puissance et de l’objectivité des données et dans une autre mesure des Big Data.

Pour en savoir plus et lire tout l’article de M0le.net, c’est par ici.

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