Quelle place pour le jeu vidéo dans l’industrie culturelle française ? share
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Quelle place pour le jeu vidéo dans l'industrie culturelle française ?

12 novembre 2013

En avril dernier, le gouvernement lançait un groupe de travail concernant l’industrie des jeux vidéo en France. L’objectif : créer l’écosystème idéal pour les entreprises du secteur afin qu’elles puissent rivaliser avec les plus grands sur la scène internationale.

Dans une interview accordée à FranceTVinfo, Guillaume de Fondaumière, directeur général du studio français Quantic Dream et président du syndicat européen du jeu vidéo revient sur la place qu’occupe ce média dans le panorama culturel français et sur les enjeux auxquels il est confronté aujourd’hui.

Un nouveau média en quête de légitimité

Si Guillaume de Fondaumière ne se formalise pas quant au déficit de légitimité du jeu vidéo dans l’industrie culturelle, il rappelle qu’il ne s’agit que d’une question de temps avant qu’on ne lui reconnaisse toute sa valeur :

« Il faut […] se rappeler que toutes les industries culturelles ont essuyé des critiques à leurs débuts. Dans les années 1970, on accusait la bande dessinée de pervertir la jeunesse. Le cinéma et le rock’n’roll ont aussi été tenus responsables de tout un tas de maux en leur temps. »

Différents éléments participent aujourd’hui du développement d’une nouvelle relation à ce média. Les jeux vidéo acquièrent leurs lettres de noblesse à mesure qu’ils se complexifient et qu’ils empruntent aux autres industries telles que le cinéma par exemple.

Les différentes expositions consacrées aux jeux vidéo durant l’année passée ont également permis d’ériger le jeu vidéo au rang d’œuvre. Le taux d’équipement des ménages en appareils permettant de jouer (consoles, smartphones etc) explique également les évolutions du secteur et sa mise en visibilité dans l’espace public.

Les joueurs, plus nombreux, sont aussi plus variés comme le rappelle Guillaume de Fondaumière :

« […] La situation évolue : aujourd’hui, on joue de 5 à 50 ans, demain peut-être jusqu’à 70 ou 80 ans. Cela contribuera à faire évoluer les mentalités. »

L’Hexagone, un environnement hostile pour les entreprises ?

La France possède un vivier d’entreprises très dynamique dans le domaine et qui ont su se positionner sur la scène internationale.

Pourtant selon Guillaume de Fondaumière, elles ne se battent pas « à armes égales » avec leurs concurrents :

« Cela nous oblige à être au moins aussi créatifs qu’eux pour réussir. Et un jour se posera peut-être la question de partir de France, car la pression sur les coûts de développement de la part de nos partenaires éditeurs est forte. »

Pour en savoir plus et lire l’intégralité de l’article de FranceTVinfo c’est par ici.

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