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Quelle proximité entre élèves et enseignants sur les réseaux ?

20 mars 2013

Quelles relations les enseignants et élèves peuvent-ils avoir sur les réseaux sociaux ? Que peut permettre cette proximité quasi immédiate ? Ce sont les questions auxquelles Lizzie Deane, une adolescente de 16 ans vivant à Manchester tente de répondre dans  un article du Guardian paru hier. La jeune fille y témoigne de sa vision des rapports entre élèves et enseignants sur les réseaux sociaux.

La différence entre hier – avant Internet et les réseaux sociaux – et aujourd’hui – avec les multiples possibilités de communiquer – entre élèves et professeurs ? Chacun peut décider de suivre ou devenir ami avec qui il veut ou presque. Dans l’école de Lizzie Deane, les recommandations en matière de politique numérique sont claires :

« Le personnel ne doit pas utiliser les réseaux sociaux pour communiquer avec les étudiants […] Aucun ne doit avoir des étudiants répertoriés dans leurs « amis » ou équivalent.»

Il n’existe aucune loi sur les rapports que peuvent entretenir les professeurs et les élèves en ligne, précise-t-elle. Les communications sur les réseaux sociaux ne sont donc pas nécessairement réglementées explique la jeune fille et la conduite à tenir est pour le moins expéditive : couper ce lien jugé « inapproprié ».

Certains comportements sur les réseaux et Internet peuvent conduire à des dérives  – Rate my teacher mais aussi Note2Be en France, qui à ses débuts a essuyé bon nombre de polémiques  – mais Lizzie Deane explique aussi que les enseignants et les écoles doivent se défendre elles-mêmes. Les réseaux sociaux font à présent partie du quotidien de chacun, élève comme professeur. L’idée étant d’éviter d’interdire pour ne pas nourrir une curiosité supplémentaire :

« Dites à un enfant de ne pas aller au bord du fleuve parce que c’est dangereux, il ira quand même. »

Pour remédier à ça, les écoles « feraient mieux d’essayer de le gérer d’une manière plus intelligente ».

Les possibilités sont alors nombreuses : dialoguer par mail rend conversation privée alors que les réseaux sociaux peuvent permettre d’avoir un contrôle externe, celui des abonnés et autres « amis ». La transparence pourrait donc être le maitre-mot des échanges entre enseignants et élèves. Autre avantage de ce dialogue ouvert : les environnements virtuels de travail qui permettent à chacun d’accéder au contenu des classes, aux devoirs et au reste. 

De quoi donner quelques pistes de réflexion pour un meilleur usage des réseaux.

Pour lire l’intégralité du témoignage de Lizzie Deane, en anglais, c’est par ici.

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