Recrutement : adieu aux CV, place aux big data ? share
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Recrutement : adieu aux CV, place aux big data ?

11 juillet 2014

« Je ne regarde plus de CV pour déterminer si je reçois la personne en entretien ou non« . Cette déclaration a de quoi surprendre. Et pourtant… Pour Teri Morse, qui supervise le recrutement de 30 000 personnes chaque année à Xerox Services, interrogé par le Financial Times, les CV sont dépassés. 

Prédire les ventes… et la loyauté d’un candidat ?

A la place, son équipe analyse de grandes quantités de données sur les postulants. Pour ce faire, un partenariat avec Evolv, une société spécialisée dans le traitement des big data, a été mis en place. Celle-ci scanne les données disponibles, et le candidat pré-sélectionné effectue ensuite un test sur ordinateur couvrant un large spectre de questions.

Objectif de ce processus visant à optimiser la qualité du recrutement : prédire les résultats en termes de ventes, mais aussi la loyauté d’un possible futur employé, voire… comprendre pourquoi les postulants ont quitté leur précédent poste. En d’autres termes, éviter un turn over important dans les centres d’appel du groupe, selon le Financial Times.

Des résultats étonnants

Et l’analyse de toutes ces données peut apporter des résultats assez étonnants. D’une part, les employés qui sont membres d’un ou deux réseaux sociaux restent plus longtemps dans leur poste que ceux ayant plusieurs comptes. D’autre part, l’expérience antérieure sur un poste similaire ne semble pas être un critère de succès. 

Selon Ceridian, une société de services en ressources humaines ayant misé sur l’analyse des données, les big data demandent en amont de regrouper toutes les informations sur leurs employés et de voir comment ils ont évolués. Le but est de faire le maximum de corrélations entre ceux qui sont restés et ceux dont le contrat n’a pas été renouvelé. En dressant ces liens, le choix du recruteur serait, en théorie, optimisé – sans risque d’erreur de jugement. De là à jeter tous les CV ?

 

Pour en savoir plus, c’est ici dans l’article du Financial Times.

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