Le Sénat américain s’oppose à la réforme de la NSA share
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Le Sénat américain s’oppose à la réforme de la NSA

19 novembre 2014

Plébiscité par la Maison Blanche, les géants du Net et la plupart des défenseurs de la vie privée, le « USA Freedom Act » a pourtant échoué le 18 novembre au Sénat. Il visait à établir une timide réforme de l’agence de renseignement américaine, objet de révélations polémiques ces derniers dix-huit mois. Pour maintenir une surveillance « massive » ? Explications avec Wired. 

La mission de la NSA ? Analyser les données relatives aux télécommunications américaines pour assurer la défense du pays. Ses méthodes, largement critiquées suite aux révélations d’Edward Snowden, ont servi de support à un « USA Freedom Act » adopté à la Chambre des représentants au printemps. Ce texte prévoyait de réformer le programme qui collecte les données téléphoniques des Américains et demandait davantage de transparence de la part du gouvernement, appelé à révéler le nombre d’enquêtes et de demandes nécessitant une analyse de ces données.

Savoir qui appelle, quand et où

Connaître l’identité et la localisation de l’appelant, ainsi que son heure d’appel : ce sont les trois métadonnées de base que la NSA pourra continuer de collecter à la source, sans même avoir recours aux opérateurs téléphoniques. Ces données pourront être combinées avec celles du Ministère de la justice, tout nouveau détenteur d’un outil destiné à équiper les avions pour surveiller le contenu et la provenance des communications téléphoniques nationales. A savoir également : le régime d’autorisation légale de l’agence de renseignement américaine reste inchangé. Celle-ci continuera de disposer d’un mandat global, quand le texte rejeté prévoyait de l’obliger à disposer d’une autorisation ciblée sur un suspect.

« Une réforme de la NSA que seul l’Etat islamique peut apprécier »

Titre d’une tribune du Wall Street Journal rédigée par Michael V. Hayden et Michael B. Mukasey, respectivement ancien directeur de la NSA et ex ministre de la justice, cette expression résume bien l’une des raisons invoquées en faveur du refus : la menace toujours planante du terrorisme. 

Un argumentaire dont la portée n’est pas sans lien avec le retour en force des Républicains au Congrès.

Pour retrouver l’article de Wired, c’est par ici.

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