Réseaux sociaux à l’école : l’expérience d’Ann Michaelsen share
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Réseaux sociaux à l'école : l'expérience d'Ann Michaelsen

3 février 2014

Un blog pour manager un cours, pour évaluer les élèves en continu et les faire interagir entre classes, c’est la méthode présentée par Ann Michaelsen, une enseignante du lycée Sandvika (près d’Oslo), lors du salon annuel des usages de la technologie pour l’éducation, le BETT ShowExplications avec la BBC.

« La plupart des gens ont pour habitude d’encourager les connections mais l’école semble échapper à cette règle. C’est presque interdit. »

C’est sur ces mots qu’Ann Michaelsen a commencé sa présentation au salon BETT, le rendez-vous londonien de l’innovation éducative. Pour elle, les manuels scolaires traditionnels limitent la façon d’enseigner. Elle a donc développé sa propre pédagogie en utilisant les outils du web – et notamment ceux qui favorisent le travail de groupe.

La méthode est simple : chaque élève est invité à ouvrir un blog. Tous les travaux effectués au cours de l’année scolaire y sont déposés. Chaque élève peut ainsi enrichir le travail de ses camarades, par exemple en commentant les articles. L’enseignante peut aussi évaluer le contenu directement en ligne, tout au long du processus. 

Ann Michaelsen donne directement ses instructions via son blog ou un groupe Facebook qu’elle ouvre spécialement pour des exercices collectifs. Les élèves échangent alors sur le fil d’actualité Facebook. Le contenu ? Recherches et enrichissement de références, conseils pour les rédactions et commentaires sur les premiers écrits.

Et Twitter ouvre les échanges aux autres classes du monde.

« Les professeurs partagent leurs intérêts et innovations pédagogiques entre-eux, précise-t-elle. Sur sa page Twitter, l’enseignante suit « aussi bien des enseignants venus des Etats-Unis, que d’Afrique du Sud ou encore de la Nouvelle-Zélande ». L’objectif ? Comprendre et s’alimenter des autres cultures.

Des outils en ligne permettent de piloter le travail collectif : le logiciel Quadblogging amène par exemple différentes classes – généralement quatre – à se retrouver en ligne pour analyser leurs blogs respectifs et les compléter. Skype permet aussi de créer des liens avec des écoles étrangères.

L’enseignement est aussi prolongé au-delà des murs de l’école : pour poursuivre l’expérience du cours ou le « gamifier », les enseignants mettent en place des séances de « questions-réponses » sur Twitter pour préparer les élèves aux examens. 

Janet Crompton, enseignante de primaire de l’école Leckhampton à Cheltenham explique quant à elle :

« Les enseignants n’ont pas besoin d’être totalement à jour, mais ils doivent être ouverts et prêts à de nouvelles idées. »

L’expérience d’Ann Michaelsen décrit ainsi une école du futur accessible et concrète, mettant en avant l’écrit et le travail collaboratif. Alors, les réseaux sociaux peuvent-ils changer l’école ?

Pour en savoir plus, c’est ici, sur le site de la BBC.

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