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Réseaux sociaux et adolescents : éclairage sur de nouveaux usages

10 mars 2014

Comment vivent les adolescents sur les réseaux sociaux ? C’est la question que se pose depuis plusieurs années la chercheuse américaine danah boyd qui vient de publier son premier livre, It’s complicated : the social lives of networked teens (C’est compliqué : les vies sociales des adolescents connectés). A l’occasion du festival South by Southwest organisé à Austin, Alexandre Léchenet et Michaël Szadhowski du Monde.fr sont partis à sa rencontre afin de découvrir les « clés » pour comprendre les usages des nouvelles générations.

Un espace public alternatif

Danah boyd identifie plusieurs tendances : en premier lieu, Internet est un espace public alternatif qui permet aux adolescents de se retrouver, de développer et de nourrir leurs relations. Elle précise :

« Ils s’en tiennent à leur désir fondamental d’adolescent : voir leurs amis, parler avec eux de leurs expériences et de ce qu’ils connaissent (comme la vie scolaire), tout ça à l’abri des parents. » 

La vie privée conserve également toute sa place. Les jeunes veulent en contrôler le moindre aspect sur les réseaux sociaux et n’hésitent pas à naviguer de plateforme en plateforme pour la préserver. Ainsi, lorsque l’un de leurs parents devient leur « ami » sur Facebook par exemple, ils n’hésitent pas à migrer vers un autre service afin de conserver leur espace pour « traîner avec leurs amis ».

Le bouton « j’aime » comme un hochement de tête

Autre élément important selon la chercheuse : de la même manière que les adolescents veulent se rendre intéressants et être appréciés dans la cour de récré, ils sont en quête de reconnaissance de leurs pairs sur les réseaux sociaux. Les boutons « j’aime », qui constituent désormais une couche recouvrant le Web, sont autant d’outils qui permettent de se manifester positivement. Elle explique :

« Il ne faut pas donner plus d’importance à un “J’aime” qu’un hochement de tête dans une conversation. »

Enfin, les selfies ne peuvent pas se résumer à la seule manifestation d’un narcissisme exacerbé. Facilité par la démocratisation des outils numériques et notamment des smartphones, ils sont l’occasion pour les adolescents de marquer leur passage et d’archiver leur vie. Danah boyd explique alors :

« Un selfie permet à celui qui se photographie de prendre possession d’un lieu, d’un moment et d’un contexte. Les gens cherchent simplement à célébrer l’instant en se prenant en photo. »

Et les explications de l’experte ne s’arrêtent pas là, pour retrouver tout l’article du Monde.fr, c’est par ici.

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