Ferguson : réseaux sociaux et manifestations, quel pouvoir de mobilisation ? share
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Ferguson : réseaux sociaux et manifestations, quel pouvoir de mobilisation ?

26 novembre 2014

Brésil, Turquie, Ukraine, Ferguson… ces trois terrains d’émeutes au cours des derniers mois sont cités comme des exemples de mobilisations amplifiées par les réseaux sociaux. Joshua Tucker, professeur de science politique à l’Université de New York décrypte le phénomène dans le Washington Post.

Pour Joshua Tucker, les réseaux sociaux facilitent les mobilisations de plusieurs façons. Les individus peuvent y obtenir des d’informations objectives, tels que le lieu et l’heure d’une manifestation, le nombre de participants et son déroulement. Au-delà, les nouveaux médias peuvent influencer la motivation des individus à participer, en suscitant des sentiments de colère, d’injustice, et d’appartenance à un groupe.

Les effets des réseaux sociaux

Joshua Tucker identifie cinq raisons qui lui font croire que « l’utilisation des réseaux sociaux a des effets différents que le simple fait de recevoir des informations via des médias plus traditionnels » :

  • La vitesse à laquelle les réseaux sociaux délivrent les informations sur des événements en cours fait qu’ils peuvent couvrir différents aspects simultanément, là où les médias traditionnels n’en couvrent qu’un à la fois.
  • Les réseaux sociaux permettent également aux participants de planifier des événements, chose impossible avec les médias traditionnels.
  • Ces derniers ne permettent pas non plus de chercher des informations en fonction de ses propres centres d’intérêts.
  • Les réseaux sociaux permettent également de recevoir des informations de la part de personnes que l’on a préalablement sélectionnées, et que l’on considère donc comme suffisamment intéressantes à suivre ou relayer. Informations et incitations personnelles peuvent donc être liées dans le cadre des réseaux sociaux.
  • Enfin, les réseaux sociaux permettent de couvrir des événements que les médias traditionnels pourraient choisir de ne pas couvrir, pour cause de censure, par exemple.

Au-delà de ces constats, Joshua Tucker reconnait que le travail d’étude sociologique n’en est qu’à ses débuts :

« Il est facile de dire que les réseaux sociaux alimentent les manifestations. Le plus dur – mais au final le plus important – est de comprendre précisément pourquoi et comment cela se fait »

Pour plus d’informations sur le sujet, rendez-vous sur le Washington Post.

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