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Réussir la troisième révolution industrielle ou disparaître

17 février 2012

Comment assurer une croissance durable dans le monde de l’après pétrole ? Pour Jérémy Rifkin, essayiste et économiste américain, qui a déjà prédit par le passé La fin du travail, il n’y a pas trente-six solutions. Comme l’indique le titre de son dernier livre, il faut réussir La troisième Révolution industrielle. Il explique ce qui se cache derrière cette expression dans Libération daté du 16 février 2012 :

« Sa matrice, c’est la fusion des technologies de l’Internet et des énergies renouvelables. [Elle] nous donne l’opportunité de sortir d’une double impasse économique et écologique : l’épuisement d’un modèle de croissance, fondé tant sur les énergies fossiles que sur le pétrole, et le réchauffement climatique qui menace notre planète. »

> Un enjeu vital et planétaire

Pour mener cette nouvelle révolution industrielle, plusieurs piliers doivent être développés en même temps : le passage aux énergies renouvelables (de 85% aujourd’hui à 95% en 2050), faire de nos bâtiments des « microcentrales productrices d’énergies », apprendre à stocker cette énergie, remplacer le parc automobile par des engins électriques ou à pile à combustible.

L’enjeu serait de créer un vaste « réseau intelligent », où l’énergie ainsi générée sera « partagée de la même manière que l’information en ligne aujourd’hui ». Si le concept semble encore flou, pour ne pas dire légèrement utopique, Jérémy Rifkin prédit que ce changement de modèle peut intervenir en une vingtaine d’années :

« Nous avons la technologie et le plan d’action. Aurons-nous assez de lucidité pour lancer celui-ci à temps ? », s’interroge-t-il.

En cas d’échec des gouvernements, à commencer par ceux des pays européens, le futurologue ne cache pas son pessimisme face à l’absence d’alternative : « S’il y a un plan B, je ne le connais pas. »

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