Serions-nous tous des nerds ?

18 septembre 2014

Individu terriblement spécialisé, passionné de thèmes à dominante scientifique, le nerd n’a pas pour réputation d’être particulièrement sociable… Alors que la limite entre culture geek et grand public n’a jamais été aussi poreuse qu’aujourd’hui et que les nouvelles technologies se font familières et utiles au quotidien, une catégorie toujours plus importante de la population pourrait être associée à ce terme selon Noam Cohen, dans un article du New York Times.

Le nerd, à ne pas confondre avec son homologue “geek”, a depuis les années 50 été considéré comme un être légèrement obtus, aux capacités intellectuelles particulièrement développées dans son domaine de prédilection. Ce dernier étant en général pour le moins spécifique et allant du nombre d’étoiles présentes dans l’Univers aux différents noms de personnages d’une série. En cette période pré-Internet, ces connaissances spécifiques étaient considérées comme un marqueur social.

A l’heure actuelle, alors que tout type d’informations devient accessible au plus grand nombre, l’intérêt pour ces cultures spécialisées se fait moindre, et les anecdotes autrefois si difficiles à dénicher se font aujourd’hui l’apanage d’une majorité.

Premiers à s’intéresser à des sujets aussi spécifiques que la programmation, les nouvelles technologies ou la réalité virtuelle, les nerds se sont longtemps faits les chantres de l’ « anti-mainstream ». Alors que la technologie devient si présente et inévitable au quotidien, un renversement s’est opéré quant au refus de cette culture dite de masse. Refuser de faire partie de la majorité, c’est aujourd’hui dénigrer l’accès à ces nouvelles technologies, aux réseaux sociaux, et choisir un mode de vie les excluant. Sont désormais considérés comme minoritaires, et en cela différents de la norme, les individus peu connectés et réticents à l’usage d’Internet.

Et d’anciens nerds, tels que Thomas Robertson, musicien pop anglais, de se défaire de ce statut qui faisait leur particularité. 

“I am no more comfortable in my geek skin now than in 1982.”

Plus d’informations avec l’article du New York Times

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