Serious games : le virtuel au secours du réel share
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Serious games : le virtuel au secours du réel

7 août 2014

On commence à mesurer le potentiel formateur que recèlent les jeux vidéo. En entreprise, le leader d’une guilde dans Word of Warcraft ferait sans doute ubon manager d’équipes. De l’aménagement urbain aux thérapies préventives contre le stress post-traumatique, les usages et les technologies propres aux jeux vidéo inspirent de plus en plus de projets dont le divertissement n’est pas une fin en soi. Jusqu’à transformer nos (vraies) vies ? Le Guardian nous donne de bonnes raisons d’y croire. 

Construire ensemble en s’amusant 

Difficile d’ignorer l’existence de Minecraft, ce jeu de « construction libre » qui rassemble aujourd’hui plus de 100 millions de personnes dans l’édification collective de structures virtuellesDu pur divertissement au projet de construction bien réel, il n’y a qu’un pas. Et le Programme des Nations unies pour les établissements urbains (PNUEH) l’a bien compris. Sur sa plateforme Block by Block largement inspirée de Minecraft, ce sont les riverains eux-mêmes qui construisent ensemble, virtuellement, leurs lieux de vie de demain. Et ils sont encadrés par une communauté de gamers constituée sur Minecraft. 

« Avant, les pros se tenaient à un bout de la pièce et posaient des questions aux gens, maintenant, ce sont les citoyens qui leur présentent leurs créations » résume Pontus Westerberg, qui dirige les projets numériques du PNUEH, à propos d’un chantier en Haïti.

Récompense à la clé : les premiers bénéficiaires des 300 programmes d’aménagements d’espaces publics lancés en ligne sont sélectionnés parmi les contributeurs du jeu.

 

Travailler ensemble en s’amusant, une approche qui fonctionne aussi avec les plus jeunes: dans  « Pollution Challenge », SimCityEdu (la version labellisée « éducation » du célèbre jeu) propose aux jeunes américains – des élèves de CM2 aux étudiants – de résoudre une série de problèmes environnementaux, tout en veillant à la pérennité de l’économie de la ville. Une stratégie gagnante puisque les élèves américains passent en moyenne treize heures par semaine à jouer à des jeux vidéo, contre quatre à faire leurs devoirs. 

Prévenir les traumatismes en les vivant virtuellement 

Mark Riedl de l’Institut de technologie de Géorgie a mis au point Schéhérazade, un programme capable d’ériger des mondes virtuels et des scénarios basés sur une somme d’événements « racontés » au programme par ceux qui les ont vécus. Schéhérazade en traduit la synthèse en un scénario visuellement convaincant, dans le but de permettre aux nouvelles générations de soldats d’apprendre des traumatismes partagés par les anciens combattants 

D’autres projets de réalité virtuelle, toujours basés sur des usages et des technologies initialement prévus pour le gaming, vont même plus loin dans l’immersion : ils permettent par exemple de vivre une scène de bataille avec son lot de coups de feu et d’explosions criantes de vérité.

Pour en savoir plus et découvrir, rendez-vous sur l’article du Guardian. 

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