Shuffle city, une interface pour la ville intelligente share
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Shuffle city, une interface pour la ville intelligente

25 juillet 2013

Le cabinet de design Alloybuild imagine avec Shuffle City (ou ville-navettes) un scénario de développement alternatif pour les villes américaines. Ce projet propose une exploration visuelle d’un Boston libéré de ses infrastructures de stationnement, qui porte au passage une vraie recommandation politique pour la ville intelligente : dépasser radicalement le modèle de propriété de la voiture.

Depuis quarante ans, la voiture a profondément transformé le paysage de nos villes. A San Francisco par exemple, 70% des espaces extérieurs lui sont consacrés. Une utilisation de l’espace bien peu rationnelle (surtout dans les centres-villes denses où la pression foncière est importante) qui s’explique par notre modèle de propriété individuelle de véhicules qui restent finalement garés 21 heures par jour. Et si, à l’heure de la ville intelligente – qui se pense de plus en plus comme un logiciel – la mobilité devenait un flux constant de véhicules électriques sans chauffeur, compacts, autonomes et partagés par tous les citadins ? Que d’espace serait rendu au public !

Si on appliquait le scénario de ce projet de design de services (et d’interactions) déniché par Fast Co.Exist, gageons que la planète dirait merci. Les infrastructures, nos portefeuilles, l’espace public et les plus démunis aussi : au centre des grandes villes, plus besoin de consacrer tant d’espace au stationnement – à raison de « deux places de parking par logement neuf », comme l’avait institué un certain Georges Pompidou. C’est autant de place gagnée pour des espaces publics moins bruyants, moins pollués, consacrés à des fonctions civiques comme les espaces verts ou de travail partagé, l’éducation, le sport et les commerces de proximité. Une ville rendue à ses piétons.

Bref, une ville mieux partagée et définitivement plus vivable, comme a déjà pu le démontrer Park(ing) day, une journée internationale pour transformer les places de parking en lieux de création, de rencontres et de micro-jardins. Reste cependant à voir comment dans une telle ville « pilotée par ordinateur », l’imprévisible et finalement le rêve pourraient encore trouver leur place.

Pour en savoir plus, rendez-vous dans la vidéo ci-dessous et sur le site web du projet ! (en anglais).
 

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