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Simon Chignard : « Boucler la boucle de l'open data »

8 janvier 2013

La réussite d’un projet Open data tient à l’usage que feront les citoyens et les développeurs des données publiées, mais faut-il encore que leur exploitation serve l’action publique, c’est ce qu’explique Simon Chignard dans un billet posté sur son blog.

Il faut « boucler la boucle de l’open data ». C’est ce que plaide Simon Chignardauteur de « Open Data : comprendre l’ouverture des données publiques » et vice président de la Cantine Numérique rennaise

Aujourd’hui, les administrations ouvrent leurs données et développent des applications afin de les exploiter. Elles lancent régulièrement des concours pour inviter les citoyens à se les approprier. Mais comme l’explique Simon Chignard : «  aucune d’entre elles n’impacte la manière de faire de l’organisation. »

> La boucle de rétroaction

Si de nombreuses administrations ont donc adopté l’open data, qui apparaît de plus en plus comme un atout incontournable pour les collectivités territoriales, il manque au mouvement de libération des données un élément afin de véritablement servir l’action publique :

« Ce qui nous manque donc c’est l’application de la boucle de rétroaction (feedback loop) : une organisation ouvre des données, qui servent ensuite à des tiers pour améliorer les actions de l’organisation… une sorte d’open data  version 2 » explique-t-il.

Mais comment faire ? L’auteur propose ainsi différentes étapes pour mettre en place une politique d’open data plus efficiente:

« Il faut d’abord définir une question, un problème de politique publique puis documenter la problématique et les principaux enjeux. Ensuite il faut lister et ouvrir les jeux de données pertinents et s’appuyer sur des médiateurs tiers.

Puis proposer des challenges, des concours, des hackatons pour inviter les participants à répondre à la question […] Enfin, il faut faciliter la réintégration des résultats au sein des services et des administrations » détaille Simon Chignard.

Une telle utilisation des données publiques permettrait, selon l’auteur, de « moderniser l’action publique » dans une ville.

> « Définissez les Happy Hours de la piscine !» 

Il cite alors plusieurs exemples inspirés par l’organisation new-yorkaise DataKind qui propose régulièrement des hackatons dont la production finale n’est pas une application mais une remise en question, une recommandation ou un modèle.

Bien qu’anecdotique, Simon Chinard prend alors l’exemple de l’ouverture des données de fréquentation en temps réel d’une piscine municipale, notamment lors d’évènements marquants comme les vacances scolaires par exemple. Une telle initiative permettrait de lancer un  défi sous la forme de la question suivante : « aidez-nous à définir les Happy Hours de la piscine !» 

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