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Social games, vraiment sociaux, vraiment ludiques ?

4 janvier 2012

Maud Serpin revient sur son blog Storyplaying, sur la teneur des social games. La web marketeur se demande notamment si les social games sont vraiment sociaux et vraiment ludique.

Le social gaming, définitions

L’auteur souligne qu’il existe plusieurs définitions du social game et il est « difficile de s’accorder sur une définition consensuelle du terme. »

Le social gaming est parfois défini comme l’addition simple de social network et de gaming. Mais la définition est parfois plus complexe, comme celle du game designer Järvinien pour qui ce sont « des jeux en ligne qui adaptent vos amitiés numériques aux besoins du jeu, tout en impactant votre routine journalière ».

Maud Serpin s’arrête quant à elle sur les jeux gratuits, faciles à installer et avec des challenges simples. Et elle complète sa définition en soulignant que par rapport aux autres jeux : « les social games ont quelque chose de différent. En effet, le social gaming est né de la rencontre entre deux mondes véritablement différents, celui du jeu et celui du marketing digital. A cet égard, Zynga est le parfait exemple du rejeton hybride ».

Les social games seraient donc avant tout du marketing et des jeux : ils doivent répondre à un business model, et forcément être monétisés. Maud Serpin donne ainsi quelques exemples de mécaniques marketing dans les jeux : « la promotion, les biens virtuels seasonal, la monnaie virtuelle, etc »

Pas si ludique, pas si sociaux

Forte de ce constat, Maud Serpin souligne que les social games ne sont pas si sociaux que ça parce que dans de nombreux cas:

– il n’y a pas de véritable interaction entre les joueurs. Dans le jeu les actions des joueurs n’ont pas de réel impact sur les autres joueurs

– il n’y a ni cocrétation, ni coopération : dans les « so called » social games, les joueurs ne sont pas amenés à construire ensemble, à s’entraider, à se bluffer. En effet, on se demande bien « comment apprendre quoi que ce soit de qui que ce soit en jouant à Treasure Island sur Facebook ? »

Elle met ensuite à mal l’idée que les social games soient ludiques pour deux raisons :

– ce sont les conventions socio-culturelles et les représentations du jeu qui influent sur l’aspect ludique d’un jeu. « Ce n’est pas nécessairement parce que quelque chose porte le nom de jeu que ce quelque chose est nécessairement ludique ». C’est l’attitude ludique, le playfull mind, qui compte finalement.

– « les motivations extrinsèques sont supérieures au plaisir intrinsèque du social game ». En d’autres termes, Maud Serpin estime que souvent le jeu n’est pas vraiment ludique mais que nous sommes motivés par des raisons extérieures ou la monétisation des jeux…

Avec l’arrivée sur le marché des social games d’éditeurs traditionnels, et la maturation de ce type de jeux, il est possible que les social games regagnent en qualité.

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