Sousveillance : quand les surveillés surveillent les surveillants share
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Sousveillance : quand les surveillés surveillent les surveillants

28 décembre 2012

Une carte répertoriant l’ensemble des caméras publiques et privées dans Paris, avec leur marque, leur orientation… voici l’oeuvre à laquelle s’est attelée une association de militants anti-caméras, que relève LeMonde.fr. 

D’abord basée sur les données publiques disponibles, cette carte collaborative est destinée à être améliorée et complétée par les retours des utilisateurs. Un flux d’information sur la vidéosurveillance vient augmenter le site web. 

A la manoeuvre, le collectif lyonnais Rebellyon entend proposer ainsi un « outil pédagogique », selon les mots d’Arthur, qui a aussi imaginé une application qui fait vibrer votre smartphone lorsque vous passez dans le champ de l’une des caméras répertoriées. 

Le projet se vit comme une collaboration entre militants et hackers, qui auraient souvent des difficultés à se rencontrer :

« Il n’y a pas de projets communs entre hackers et militants. La vision des hackers, qui veulent délivrer un produit fonctionnel, peut être enrichie par celle des militants, qui pensent plus à la prise de conscience », a expliqué Arthur au Monde.fr.

Surveiller les surveillants. Cette pratique facilitée par le crowdsourcing, aussi connue sous le nom de sousveillance, est vécue comme un acte citoyen par des citadins soucieux de leur vie privée, et de transparence de la puissance publique. 

Pour le physicien, philosophe et informaticien Jean-Gabriel Ganascia, qui a contribué à populariser le terme en France, surveillance et sousveillance doivent s’équilibrer pour former une nouvelle utopie : l’« équiveillance ». Peut-être l’initiative fait-elle un pas dans cette direction ?

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