Start-ups : la réussite par l'effort

30 août 2012

« Et vous… quelle était la chose la plus difficile que vous ayez eue à faire pour réussir ? ». C’est la question posée cet été par ReadWriteWeb à huit jeunes start-upers de talent.

Voici un résumé de leurs confidences :

« J’ai changé d’amis ». Lorsque le travail est très prenant, il arrive que l’on doive reconfigurer ses relations sociales. Les anciens amis peuvent ne pas comprendre, ou alors le tempo de la vie du jeune entrepreneur est peut-être, tout simplement, trop rapide pour eux. On en vient donc à « s’entourer d’autres entrepreneurs », raconte Nathalie Lussier. Mêlant l’utile à l’agréable, à mi-chemin entre groupe d’amis et réseau professionnel, ces relations ont permis à la jeune femme de booster son projet d’entreprise.

« J’ai renoncé à d’autres passions ». Un projet à la fois, c’est ce qu’a convenu avec elle-même Amanda Aitken. Passionnée de lecture et d’écriture, la jeune entrepreneuse a été approchée par des maisons d’éditions, et aurait également pu être écrivain. Mais elle a choisi de se consacrer entièrement à son projet d’entreprise. « C’était une des décisions les plus difficiles de ma vie, mais dire ‘non’ a m’a ouvert le coeur et l’esprit à toutes les choses fantastiques que je suis en train de créer », dit-elle.

« J’ai dû me séparer de précieux collaborateurs ». Pour Christopher Kelly, sa force a été de reconnaître que certains de ses collaborateurs, qui ont beaucoup donné pour l’entreprise a ses débuts, n’étaient pas toujours les bonnes personnes pour l’emmener plus loin. « La séparation a été déchirante et nous avons tous trouvé cela injuste. Mais la réussite était à ce prix ».

« Je me suis serrée la ceinture ». Réduire son train de vie n’est pas chose facile, témoigne Caitlin McCabe. En particulier quand votre associé vous demande : « As-tu vraiment besoin de toutes ces paires de chaussures ? » Malgré tout, « abandonner lentement tous ces avantages m’a fait réaliser à quel point la croissance de mon entreprise était importante pour moi, et m’a montré où étaient mes priorités ».

« J’ai admis mes faiblesses ». Bien qu’il possède la plupart des qualités nécessaires au jeune entrepreneur, Ken Sundheim a dû admettre qu’il manquait de leadership. Cette prise de conscience l’a obligé à changer de vieilles habitudes – une démarche « douloureuse, mais payante », assure-t-il.

« J’ai sacrifié mes économies ». Heureusement, tous les entrepreneurs n’ont pas à casser leur tirelire pour créer leur activité. Mais pour certains, alors même qu’il était possible de faire appel à des investisseurs, mettre la main au porte-monnaie était un moyen de garder le contrôle sur les choix stratégiques et de n’avoir aucun compte a rendre. Eric Bahn a fait ce choix – et ne le regrette pas.

« J’ai renoncé à des offres d’emploi alléchantes ». Les compétences qui font un bon entrepreneur sont aussi des talents recherchés par les grandes entreprises, pour des postes à responsabilités parfois très bien rémunérés. Mais la liberté a un prix, que Thursday Bram a accepté de payer. Elle a ainsi pu aller au bout de son projet d’entreprise.

« J’ai moins accordé de temps à ma famille ». « Construire une entreprise à succès requiert du temps et de l’énergie, qui étaient autant de ressources que je ne pouvais plus investir dans ma famille », regrette John Hall : « même lorsque j’avais du temps, mon esprit était occupé ».

Malgré ces concessions difficiles, ces huit entrepreneurs ont réussi leur pari, et assurent que ces sacrifices en valaient la peine : ils les ont acceptés comme un élément nécessaire à une stratégie plus large – le succès de leur projet entrepreneurial. Un moyen de rappeler, si le besoin était, que réaliser ses rêves ne vient pas sans effort. Cela nécessite de prendre des risques, d’accepter de ne pas forcément réussir du premier coup… et de consentir à quelques sacrifices.

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