Trop peu de femmes dans le numérique : la faute à la culture populaire ? share
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Trop peu de femmes dans le numérique : la faute à la culture populaire ?

22 octobre 2015

Fondée en 2011, l’association Girls Who Code propose des ateliers d’initiation au code destinés aux femmes. Dans une interview accordée à McKinsey, Reshma Saujani, sa fondatrice, revient sur cette initiative et les raisons de son lancement.

« Aux Etats-Unis, le nombre de femmes poursuivant un cursus dans les domaines STEM [Science, Technology, Engineering & Math, NDLR] a reculé de façon significative depuis les années 80. A cette époque, près de 40% des diplômés en informatique étaient des femmes. Aujourd’hui, nous en sommes à moins de 18%. Cette baisse est le fruit de plusieurs facteurs – la culture populaire en étant l’un des principaux », explique Reshma Saujani.

Et de préciser : « Internet, les réseaux sociaux, les magazines féminins… Tous ces medias – et d’autres – envoient aux filles le message que la technologie, ce n’est pas pour elles. Dans les séries TV, l’informaticien est un jeune garçon en hoodie qui travaille quelque part dans un sous-sol. A force, les filles se disent alors “J’imagine que l’informatique ce n’est pas fait pour moi”. »

Des préjugés contre lesquels l’association Girls Who Code (GWC) veut lutter. D’ici fin 2015, GWC compte ainsi sensibiliser 10 000 jeunes femmes et filles à la programmation et à la culture informatique sur le territoire américain.

Sa méthode ? Nouer des partenariats avec les écoles et universités américaines pour y développer des « after school clubs » ou encore organiser de camps d’été destinés aux filles de 6-12 ans, pour une véritable immersion dans le code.

Résultat : 90% des jeunes élèves envisagent ensuite de se former aux compétences techniques du numérique au cours de leurs études, chose qu’elles n’auraient pas imaginé auparavant.

« De nos jours, nous avons tous besoin d’apprendre à coder », conclue Reshma Saujani.

En France, des initiatives de ce type existent également, comme Girls Can Code qui propose des stages d’initiation d’une semaine à la programmation aux collégiennes et lycéennes, afin d’accompagner leur orientation.

Pour retrouver l’interview de Reshma Saujani, c’est par ici.

> Lire aussi : Sensibiliser les filles aux cultures du numérique : le pari de Digigirlz

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