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Sur les réseaux sociaux, la construction du deuil communautaire

10 février 2014

Alors que les internautes sont massivement connectés via les réseaux sociaux, qu’en est-il du deuil numérique ? C’est la question que se pose Olivier Tesquet dans sa chonique sur Le Mouv.

Sur Internet, la mort prend une nouvelle dimension : soutien, émulation, commémoration… lorsqu’un proche ou qu’une célébrité décède, les hommages et les commentaires sont nombreux comme on a récemment pu le voir avec les acteurs Philip Seymour Hoffman et Paul Walker ou encore Lou Reed et Nelson Mandela.

Comme un purgatoire en ligne, les défunts habitent l’espace virtuel le temps que les internautes fassent leur « deuil numérique » et le #RIP – pour Rest In Peace en anglais – devient légion. Sur ces espaces dématérialisés et loin des rituels d’enterrement ou de crémation, certains se risquent même à remettre en cause le décès, quitte à alimenter les rumeurs les plus démentes. 

Et si les publications sur les réseaux sociaux deviennent une façon de dire au revoir, elles contribuent également à entretenir l’omniprésence du souvenir du défunt. C’est ce qu’expliquait Edmond Pittet, auteur du livre La mort humanisée :

« Face à la mort, on a besoin de se protéger. Certaines personnes écoutent la voix du défunt ou visionnent une vidéo pour ne pas l’oublier. En cela, Facebook aide à faire son deuil. Toutefois, on a aussi inventé l’outil qui empêche d’y mettre un point final. » 

Alors sur les réseaux sociaux, l’impossible deuil ? Si la réponse est encore compliquée, la question mérite en tout cas d’être posée.

Pour retrouver toute la chronique d’Olivier Tesquet sur Le Mouv’, c’est ici.

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