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Tails : un outil « amnésique » pour déjouer la surveillance en ligne

24 novembre 2014

Alors que 91% des Américains ne se sentent pas en sécurité en utilisant des services de communication électroniques, et que les tentatives (mêmes modestes) de réforme de la NSA restent pour le moment difficiles, la tentation d’utiliser des outils limitant au maximum les possibilités de surveillance ne peut qu’augmenter. C’est ce que nous rapport Le Monde, dans son article consacré à l’outil Tails (« The Amnesic Incognito Live System »).

Journalistes contre NSA : deux visions différentes

Utilisé par les lanceurs d’alerte et des journalistes d’investigation, Tails est un système d’exploitation anonyme et confidentiel : stocké sur un support éjectable (DVD ou clef USB par exemple), il ne garde trace d’aucune donne, et utilise le réseau TOR pour se connecter anonymement à Internet. C’est notamment grâce à ce logiciel que les journalistes Laura Poitras, Glenn Greenwald et Barton Gellman ont pu être en relation avec Edward Snowden et exploiter les documents reçus par ce dernier. Reporters sans frontières ou la Freedom of the Presse Foundation recommandent d’ailleurs l’utilisation de cet outil.

Face à cette utilisation par des ONG et des journalistes défendant la liberté de la presse, la NSA qualifie Tails de « dispositif de sécurité des communications préconisé par des extrémistes, sur des forums extrémistes ».

Vers une démocratisation de son utilisation ?

Tails n’est pas le seul outil qui permette d’éviter une surveillance sur Internet, mais il est le seul à s’être diffusé au-delà des utilisateurs les plus avancés, avec près de 11 000 utilisateurs quotidiens. Si l’outil est devenu une référence dans le domaine, cette diffusion plus large est aussi un défi : Tails reste difficile d’accès et l’ergonomie de l’outil est un chantier prioritaire, mais les ressources du projet sont limitées. Les développeurs sont bien souvent bénévoles, et le budget opérationnel ne dépassait pas 8 500 euros jusqu’en 2012, d’où l’appel à toutes les bonnes volontés pour rejoindre le projet.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur l’article du Monde.

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