Un algorithme pour fluidifier le trafic

18 novembre 2013

Et si une simple règle mathématique pouvait nous aider à en finir avec les embouteillages qui congestionnent trop souvent, et parfois sans raison apparente les abords de nos villes ? C’est l’idée d’un informaticien du MIT, qui a élaboré une règle de conduite à inclure dans les systèmes de navigation à venir. Explication avec Fast Co.Exist.

« Têtes pensantes » de nos systèmes informatiques, les algorithmes peuvent nous aider à prendre de meilleures décisions, du moins le croyons-nous : aux Etats-Unis, ils déterminent qui peut ou non sortir de prison ; dans la ville intelligente, ils pourraient automatiser nos trajets de porte à porte dans une interface globale, ce qui supprimerait – pour le meilleur ou pour le pire – toute notion de bug ou d’imprévisible. 

Informaticien au MIT, Berthold Horn rend cette idée plus concrète avec un algorithme pour supprimer les embouteillages. L’idée est en fait toute simple : en suivant le véhicule qui le précède, un conducteur essaie toujours de maintenir une distance de sécurité ; il accélère si ce véhicule en fait de même, et freine dans le cas contraire.

Pour réduire les bouchons, il suffirait que le conducteur regarde derrière lui pour adapter sa vitesse, non pas seulement en fonction de la voiture qui le précède mais aussi pour s’adapter à celle qui le suit : plutôt que de rester à dix mètres du véhicule précédent, il s’agirait de rester à égale distance entre les deux véhicules. Cela aurait pour effet de réduire les oscillations de distance entre chaque véhicule, donc de fluidifier le trafic tout en réduisant les émissions de gaz.

Ce réflexe n’est pas facile à prendre « manuellement » pour les conducteurs, mais à l’heure où des systèmes de navigation de plus en plus sophistiqués font irruption dans nos véhicules il serait très simple d’automatiser cette règle, explique l’informaticien.

Sera-t-on débarrassés des bouchons pour autant ? Rien n’est moins sûr, la fluidification du trafic étant souvent une course sans fin. Un parcours fluidifié par ce système créerait en effet un appel d’air incitant de nouveaux véhicules à prendre la route… jusqu’à recréer le problème ? Pour en avoir le coeur net, Berthold Horn va tester son système en Chine, a-t-il expliqué à Fast Co.Exist.

Pour en savoir plus, c’est donc par là.

Chaque semaine,
recevez les immanquables
par email