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Un cafard mutant pour récolter des données

3 février 2014

Utiliser l’énergie naturelle des insectes pour obtenir des capteurs plus performants, c’est la proposition de deux équipes de recherche des universités de technologies et de l’agriculture d’Osaka et de Tokyo. Explications avec Engadget.

Un collier-émetteur de textos d’alertes quand le mouton panique face à l’arrivée d’un loup, une puce RFID sur des abeilles pour profiter de leur connaissance de l’environnement, un wi-fi des plantes pour mieux gérer les champs… l’alliance du numérique et du vivant n’en finit pas de nous surprendre en préparant toutes sortes d’animaux (et de plantes) cyborgs. Cette fois, ce sont des cafards que des chercheurs d’Osaka et de Tokyo ont « augmentés ». 

Le cafard-cyborg, on vous en avait déjà parlé au travers du dispositif « RoboRoach » qui permet de contrôler la trajectoire d’un insecte. Cette prouesse se réalise en insérant un petit fil entre les antennes de la blatte, pour entendre le bruit de ses neurones.

Ce nouveau projet propose cette fois d’équiper l’insecte d’un capteur autonome, car auto-alimenté par une pile fonctionnant grâce au liquide corporel du cafard, le tréhalose.

Plus précisément, les chercheurs ont incorporé des enzymes capables de convertir l’apport alimentaire d’un cafard en électrons, qui peuvent ensuite être canalisés par une pile à combustible pour générer de l’électricité.

Résultat : un réseau de capteurs wifi portés par une multitude de cafards, et alimentés par une énergie indépendante de toutes autres sources externes.

Pour en savoir plus, c’est par ici chez Engadget.

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