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Un détecteur de rayon cosmique dans votre poche ?

14 octobre 2014

Et si votre smartphone contribuait à la recherche en astrophysique ? Le site Ars Technica nous rapporte un projet surprenant mené par des chercheurs de l’Université de Californie, afin de mieux comprendre le phénomène des rayons cosmiques.

Si l’on sait qu’ils existent bel et bien, les rayons cosmiques (des particules chargées et très rapides venant de l’espace interstellaire, comme l’explique Futura-sciences) demeurent pour une large part une énigme scientifique, et particulièrement les rayons de très haute énergie, plus rares : d’où viennent-ils ? Quel mécanisme explique leur accélération ? Des interrogations qui questionnent le fonctionnement de notre univers.

D’un point de vue pratique, l’étude de ces particules capables de traverser la matière permet d’envisager des applications concrètes en matière de volcanologie ou géologie, mais aussi en matière de santé pour les astronautes et les équipages d’avion, plus exposés à haute altitude.

Les smartphones, chasseurs de rayons cosmiques

En frappant l’atmosphère terrestre, les rayons cosmiques se désintègrent, créant ainsi des particules détectables sur Terre. Dans leur article, l’équipe scientifique explique tester la capacité d’un appareil photo de smartphone à détecter ces particules.

L’idée est donc simple : les rayons cosmiques de haute énergie sont les plus rares (et donc les plus difficiles à observer), et produisent lors de leur désintégration des « cascades » de particules observables sur une large surface. Et plus le détecteur est large, plus importante sera la quantité de particules détectée.

Un millier de smartphones actifs dans un kilomètre-carré seraient capables de détecter pratiquement tous les rayons à haute énergie qui frappent l’atmosphère. Une efficacité sans commune mesure avec les détecteurs spécialisés existants, rapidement saturés. Les smartphones ne seraient d’ailleurs sollicités qu’en état de veille et en charge, limitant les nuisances pour son propriétaire.

Si le mariage entre recherche scientifique et crowdsourcing n’est pas nouveau (les projets BOINC, par exemple, ou encore en météorologie) l’utilisation des smartphones est en revanche à remarquer. Quelques 1,5 milliard de smartphones en circulation sont donc susceptibles d’aider à mieux comprendre le phénomène des rayons cosmiques à haute énergie en ne nécessitant que l’installation d’une application et une connexion Wi-Fi pour le transfert des données.

Actuellement en beta, le prochain enjeu sera de susciter l’intérêt parmi les possesseurs de smartphones et de réussir à rendre ce projet aussi séduisant que peut l’être la recherche de signes de vie extraterrestre.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur l’article de Ars Technica.

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