Un e-corps, financé par un e-rate

28 octobre 2011

Avant tout, l’éducation au numérique est partie de l’éducation aux médias, avec ses 6 Compétences de base : Compréhension, Critique, non sur les contenus mais Créativité, Consommation, Citoyenneté et Communication interculturelle. S’y ajoute une « e-compétence », qui porte sur l’outillage mental et cognitif nécessaire pour les produire et les diffuser. Il faut être capable de : naviguer, charger et télécharger, jouer, utiliser des espaces en immersion et en simulation, mixer et remixer, échantillonner, agréger des données, contribuer à des réseaux sociaux, négocier plusieurs identités (avatars).

Cette e-compétence semble acquise par les jeunes, qui utilisent les réseaux intuitivement mais elle n’est pas pensée par eux et donc pas maîtrisée de manière cognitive et raisonnée. C’est aux adultes de s’en charger, en relation avec les jeunes eux-mêmes.

Face à l’urgence et à l’immensité des besoins, il faut donc penser à l’idée d’un « e-corps », (comme on dit « peace corps »), une sorte d’ « e-scouade » de volontaires, formés en accéléré, de tous âges, pouvant aller en mobilité là où on les demande. Il est important que ce soit à la demande des établissements ou des associations pour que la transmission ait lieu. Comment le financer ? Par le « e-rate », une taxe très minime (0.05%) à prélever sur les entreprises numériques qui bénéficient de l’usage sans jamais rien reverser à l’usager… Elles s’y refusent encore en Europe, mais c’est déjà le cas aux Etats-Unis. Qu’attendons-nous ?
 

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