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Un Internet des plantes pour mieux gérer les champs

30 janvier 2014

Et si on connectait les plantes à Internet pour mieux gérer les champs ? C’est ce qu’imaginent des chercheurs en bio-ingénierie au laboratoire W-LAB de l’université de Rome qui sont parvenus à créer un système d’information et de gestion de l’environnement utilisant les capteurs naturels des plantes. Explications dans PSFK. 

On connaissait les capteurs artificiels qui permettent de mesurer un ensemble de données sur nos plantes afin de mieux gérer leur croissance ou de surveiller leur interactions dans un environnement précis. Ainsi, le quantified self – cette méthode qui s’appuie sur des capteurs multiples pour analyser nos activités quotidiennes – touche tous les organismes vivants, le domaine végétal compris. Par exemple, Parrotpermet de connecter vos plantes et d’obtenir toutes les informations nécessaires pour gérer leurs progressions. Mais chaque sonde étant rattachée à une seule plante, il est impossible d’avoir une vue globale de leur environnement.

C’est ici qu’intervient le projet PLEASED qui utilise les biocapteurs des plantes pour augmenter leurs capacités. Andrea Vitaletti, coordinateur du dispositif et enseignant en ingénierie informatique à W-LAB, explique: 

« Alors que des dispositifs artificiels existent et peuvent contrôler des paramètres environnementaux, comme la température ou l’humidité, nous avons focalisé notre recherche sur l’utilisation des plantes elles-mêmes comme des systèmes de détection et de prise de décision ».

Le point de départ de ces chercheurs est donc de déchiffrer les signaux électriques des plantes, et de les connecter à un système d’information qui pourrait, par exemple, aider à contrôler la pollution agricole.

« Nous prévoyons de générer une série de scénarios (comme dans les forêts ou les praires) dans lequel les plantes reçoivent de multiples stimuli imprévisibles et incontrôlables, précisent-ils sur leur site. La lecture des données des différentes plantes connectées en wifi à un réseau de données permettra d’obtenir une vue globale intéressante ».

Le bénéfice de ce produit : transformer les plantes en objets connectés et sources d’informations sur l’environnement. Par ailleurs, les plantes sont plus robustes que les capteurs traditionnels et n’ont pas besoin d’être calibrées. 

Entre des robots tueurs de mauvaises herbes et des drones pour surveiller les champs, le numérique a décidément plus d’une corde à son arc pour séduire agriculteurs et jardiniers ! Autre exemple, Gå.ia que vous pouvez découvrir dans la vidéo ci-dessous n’est autre que le premier… robot-plante !
 

Pour en savoir plus sur le projet PLEASED, c’est ici avec PSFK.

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