Un Internet low-tech en cas de crise

28 avril 2014

C’est un scénario catastrophe que nous dessine le centre Eyebeam, un collectif spécialisé dans l’art et les technologies via Courrier International : à l’heure du tout-numérique, Manhattan, une des régions du monde les plus connectées, subit une coupure d’électricité. Conséquence : la disparition d’Internet. Comment alors communiquer via nos appareils électroniques ? 

Ce scénario n’est pas fictif – il est même inspiré d’un événement récent lorsque l’ouragan Sandy a frappé New York, coupant l’accès à Internet. Un « réseau MESH » reliant les téléphones de centaines de personnes avait alors permis d’assurer les télécommunications entre victimes et secours. 

Comment cela fonctionne ? Il suffit pour chaque individu d’un portable, un routeur sans fil et un câble Ethernet. A mesure que les routeurs s’inter-connectent, se crée un réseau maillé (MESH network) de portables capables d’échanger des données en l’absence d’Internet. 

Cette connexion fondée sur le modèle peer-to-peer est lente et complexe à mettre en place. Mais une fois installée, elle offre les mêmes services qu’une connexion Internet : l’application ChatSecure, par exemple, transforme chaque appareil mobile en serveur et permet ainsi d’envoyer en toute sécurité des messages.

On imagine les possibilités en cas de catastrophes naturelles, mais aussi pour des pays pauvres en infrastructures. 

Pour en savoir plus, c’est par ici.

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